Par Gloire Balolage
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a convoqué, mardi 18 août 2026, son comité d’urgence face à la progression de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. L’organisation a renforcé son dispositif d’intervention dans les zones affectées, particulièrement confrontées à d’importantes difficultés de surveillance et de prise en charge.
Pour faire face à cette situation, l’OMS annonce le déploiement de 100 épidémiologistes supplémentaires auprès des équipes déjà mobilisées sur le terrain. Ces renforts doivent contribuer à intensifier les activités de surveillance et à soutenir les opérations sanitaires dans les zones touchées par la maladie.
Le dispositif comprend également plus de 500 agents de santé communautaires. Ces derniers participent au suivi des contacts, à la recherche active des cas ainsi qu’à la sensibilisation des populations. Leur présence vise à renforcer le travail de proximité nécessaire pour détecter rapidement les cas suspects et limiter les risques de propagation du virus.
Dans ce contexte, l’OMS appelle les autorités locales, les responsables communautaires, les associations de motocyclistes ainsi que les habitants de l’Ituri à faciliter le travail des équipes sanitaires. L’organisation leur demande également de rejeter toute forme de violence contre les intervenants et de respecter les mesures de santé publique mises en place pour freiner la propagation de la maladie.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que l’épidémie évoluait plus rapidement que les équipes de riposte sur le terrain. Cette situation constitue un défi supplémentaire pour les acteurs sanitaires, alors que les déplacements de populations rendent plus complexe la surveillance de la maladie.
Les mouvements de populations par les voies fluviales et routières, de même que les déplacements dans les zones minières, compliquent le suivi des personnes à risque et la prise en charge des cas. À ces difficultés s’ajoute l’insécurité, qui constitue également un obstacle aux opérations sanitaires menées sur le terrain.