Par Prosper Buhuru
L’archevêque Dodo Kamba a conduit, ce mercredi 25 février 2026, à Kinshasa, une délégation du Conseil interreligieux congolais (CIC) reçue par Van Walesa Kapenga, président de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), dans le cadre des consultations autour de la mise en place d’une Commission « Vérité, Réconciliation et Cohésion nationale ».
Au sortir de l’audience, le président du CIC a indiqué que la formation politique chère à Constant Mutamba a favorablement accueilli l’initiative visant à ouvrir la voie à un dialogue national inclusif, fondé sur la décrispation et les mécanismes de justice transitionnelle. Selon lui, la NOGEC a estimé que si de telles démarches avaient été engagées plus tôt, plusieurs situations regrettables auraient pu être évitées dans le pays.
« Il faut admettre ici que la NOGEC a apprécié notre initiative », a déclaré l’archevêque, saluant une position « émouvante et encourageante ».
Interrogé sur un communiqué du Conseil National du Suivi évoquant une possible mission à Goma pour rencontrer des groupes impliqués dans le conflit, et le risque d’interférence avec la démarche du chef de l’État, Dodo Kamba a tenu à clarifier sa position. Il a rappelé que toute initiative de déplacement à Goma pour des échanges élargis nécessiterait, au préalable, l’autorisation expresse du Président de la République.
« On ne peut pas se permettre de faire comme ça », a-t-il insisté, précisant qu’aucune intention d’entraver ou de contredire l’orientation présidentielle n’anime le CIC.
« La seule personne qui peut nous orienter dans ce que nous devons faire de plus ou de moins, ce n’est que le chef de l’État », a-t-il affirmé, soulignant la complémentarité recherchée avec les démarches déjà engagées au sommet de l’État.
Par ailleurs, la NOGEC a soumis au CIC des préoccupations liées à la situation de son autorité morale. L’archevêque a indiqué que ces doléances seront intégrées dans le rapport à mi-parcours que la délégation entend remettre aux instances compétentes.
« Partout où nous passons, nous collectons les desiderata », a-t-il expliqué, évoquant la volonté de formuler des orientations susceptibles de favoriser une décrispation durable.
À travers cette série de consultations, le CIC affirme son ambition de proposer des conseils pratiques en vue du relèvement du pays, dans un esprit de dialogue et de cohésion nationale, en appui aux initiatives institutionnelles en cours.