Breaking News

RDC : Jean-Jacques Muyembe plaide pour un soutien direct à l’INRB afin de renforcer la réponse aux urgences sanitaires

Catégorie
Image
Jean-Jacques Muyembe, directeur de l'INRB [photo d'illustration]
Jean-Jacques Muyembe, directeur de l'INRB [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le professeur Jean-Jacques Muyembe, a lancé un appel en faveur d’un appui direct à son institution afin de renforcer les capacités de réponse aux urgences sanitaires en République démocratique du Congo. Cette demande a été formulée mercredi lors d’un échange avec une délégation d’experts chinois venue s’informer des besoins du principal centre de recherche biomédicale du pays.

Au cours de cette rencontre, le scientifique congolais a mis en avant l’importance du diagnostic précoce et du renforcement des infrastructures de recherche pour faire face efficacement aux différentes épidémies qui touchent régulièrement la RDC. Il a notamment insisté sur la nécessité de moderniser la biobanque de l’INRB afin qu’elle réponde aux normes internationales.

Le professeur Muyembe a rappelé que l’établissement dispose déjà d’une importante collection d’échantillons biologiques. Selon lui, la biobanque de l’INRB conserve actuellement plus de 1 000 échantillons issus de diverses maladies, notamment le mpox, le choléra et d’autres pathologies ayant affecté le pays au cours des dernières années.

Face à cette richesse scientifique, le directeur de l’INRB estime que des investissements supplémentaires sont indispensables pour garantir une meilleure conservation, une gestion optimale et une exploitation efficace de ces ressources biologiques. Il considère que ces améliorations contribueraient à renforcer les capacités nationales de surveillance et de recherche médicale.

S’adressant à la délégation chinoise, Jean-Jacques Muyembe a exprimé le souhait de voir la Chine accompagner l’INRB dans la mise en place d’une biobanque moderne et conforme aux exigences internationales. Une telle infrastructure permettrait, selon lui, d’améliorer davantage la qualité des travaux de recherche et la préparation face aux futures urgences sanitaires.

Le codécouvreur du virus Ebola a également souligné l’importance d’un soutien ciblé et directement orienté vers l’institut. Il a plaidé pour que l’aide internationale destinée au secteur biomédical bénéficie directement à l’INRB afin de produire des résultats concrets sur le terrain et de renforcer les capacités opérationnelles de l’établissement.

Mercredi 10 juin 2026 - 18:01