Par Gloire Balolage
L'intégration des technologies numériques dans l'enseignement apparaît aujourd'hui comme l'une des principales réponses aux défis de la qualité de l'éducation et de l'adaptation des élèves aux réalités du XXIᵉ siècle. Pour les autorités éducatives, cette évolution ne consiste plus seulement à introduire des outils informatiques dans les écoles, mais à transformer en profondeur les méthodes d'apprentissage, la gouvernance scolaire et l'accès aux connaissances.
C'est dans cette perspective que la province éducationnelle Tshopo 1 entend inscrire son système éducatif sur la voie de la modernisation.
Cette ambition a été réaffirmée à Kisangani, au terme de la Revue annuelle de performance (RAP) 2026, où le ministre provincial de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, David Bolunda, intervenant au nom du gouverneur de province, a présenté la transition vers l'éducation numérique comme une priorité stratégique du gouvernement provincial. Selon lui, cette orientation vise à construire un système éducatif plus moderne, plus dynamique et davantage tourné vers la formation de citoyens capables de répondre aux exigences d'un monde en constante mutation.
Au cours de son intervention, le ministre a souligné que le numérique représente désormais un outil essentiel pour améliorer le fonctionnement du secteur éducatif. Il a expliqué que cette transformation permettra non seulement d'élargir l'accès aux ressources pédagogiques, mais aussi d'offrir des apprentissages mieux adaptés aux besoins des élèves tout en favorisant l'acquisition des compétences technologiques devenues indispensables dans le monde professionnel.
Les travaux de la Revue annuelle de performance, organisés durant trois jours, ont également permis d'évaluer les résultats enregistrés au cours de l'année écoulée. Les participants ont procédé à l'examen des actions réalisées avant de définir les priorités qui guideront l'année scolaire 2026-2027. Cette démarche vise à renforcer durablement la qualité du système éducatif dans la province éducationnelle Tshopo 1.
Malgré cette volonté de modernisation, plusieurs contraintes continuent de ralentir la mise en œuvre de cette vision. Le directeur de la province éducationnelle Tshopo 1, Alain Muimbi Muimbi, a relevé le déficit important en infrastructures numériques, le manque d'ordinateurs, l'absence de bâtiments administratifs adaptés ainsi que la rareté des laboratoires informatiques et scientifiques dans de nombreux établissements scolaires.
Le responsable éducatif a également attiré l'attention sur le faible niveau d'application des recommandations formulées lors des précédentes revues. Il a appelé l'ensemble des intervenants du secteur à transformer les engagements pris en actions concrètes afin d'améliorer l'accès à l'éducation, la qualité des enseignements ainsi que la gouvernance du système éducatif provincial.
En clôturant ces assises, les responsables du secteur de l'éducation ont renouvelé leur engagement à poursuivre les réformes engagées en faveur de la transformation numérique de l'enseignement dans la province éducationnelle Tshopo 1. Ils ont également réaffirmé leur volonté de mobiliser les ressources nécessaires et de renforcer la collaboration avec les partenaires pour accompagner cette dynamique de modernisation.