RDC : condamné à 10 ans de travaux forcés, Constant Mutamba dénonce un « complot politico-judiciaire » et annonce poursuivre la « résistance »

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Constant Mutamba et ses avocats lors de son procès à la Cour de Cassation. [Photo d'illustration]
Constant Mutamba et ses avocats lors de son procès à la Cour de Cassation. [Photo d'illustration]

Par Gratis Makabi

Deux jours après sa condamnation à dix ans de travaux forcés par la Cour de cassation dans l’affaire liée à la gestion des fonds du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba, est sorti de son silence.

Dans une lettre manuscrite datée du 20 septembre 2026 à Kinshasa et adressée au « peuple congolais » ainsi qu’aux « peuples d’Afrique », le président de la NOGEC conteste sa condamnation. Il qualifie notamment son procès d’« expéditif », affirmant qu’il s’est déroulé sur deux jours, sans comparution de témoins ni présentation, selon lui, de preuve matérielle de détournement de fonds publics.

Dans le même document, Constant Mutamba dénonce ce qu’il présente comme un « complot politico-judiciaire » et rejette les accusations portées contre lui. Il affirme notamment que les sommes évoquées dans le dossier, notamment celles liées au FRIVAO et à l’ICCN, n’ont pas été détournées. L’ancien ministre annonce par ailleurs son intention de poursuivre la « résistance ».

Pour rappel, la Cour de cassation a condamné, vendredi 18 septembre, Constant Mutamba à dix ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics dans le dossier FRIVAO. L’ancien coordonnateur intérimaire du FRIVAO, Chançard Bolukola Osony, a, pour sa part, été condamné à sept ans de travaux forcés pour blanchiment de capitaux.

Outre les peines principales, la Cour a prononcé à l’encontre des deux condamnés une interdiction d’accès aux fonctions publiques et parapubliques, ainsi qu’une privation du droit de vote et d’éligibilité pendant cinq ans. Elle a également ordonné la restitution des sommes retenues au titre des détournements établis dans son arrêt.

Le dossier porte sur plusieurs opérations financières liées aux fonds destinés à la réparation et à l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC. Selon les éléments rapportés après le verdict, plusieurs décaissements ont été examinés par la Cour, dont certains montants de 1,5 million, 250 000 et 284 238 dollars américains.

La condamnation prononcée vendredi intervient après plusieurs reports du verdict. Le ministère public avait requis quinze ans de travaux forcés contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola.

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Lundi 21 septembre 2026 - 08:45