Par Serge Mavungu
Une délégation des représentants des confessions religieuses membres du Conseil interreligieux congolais a rencontré, lundi 9 mars 2026, la représentante spéciale de l’Union africaine en République Démocratique du Congo, Fatima Kyari. Au centre des échanges figurait une initiative portée par ces responsables religieux visant la création d’une commission « Vérité et Réconciliation » dans le pays. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de recherche de solutions durables aux crises qui secouent la RDC.
Les représentants des confessions religieuses estiment qu’un tel mécanisme pourrait constituer une étape importante avant l’organisation d’un dialogue national impliquant les différents acteurs congolais. Au cours de la rencontre, les membres de la délégation ont détaillé les objectifs poursuivis par cette proposition. Ils ont expliqué que la commission envisagée aurait pour mission de favoriser la vérité, le pardon et la réconciliation entre les différentes composantes de la société congolaise, dans un contexte marqué par plusieurs défis politiques et sécuritaires.
S’exprimant à l’issue de cette audience, l’archevêque Dodo Kamba, président du Conseil interreligieux congolais, a fait savoir que l’initiative a été présentée aux responsables de l’Union africaine dans l’espoir d’obtenir leur attention et leur soutien. Il a indiqué que cette démarche vise à créer un climat favorable à des discussions entre les acteurs nationaux. D’après lui, les responsables de l’organisation continentale ont manifesté de l’intérêt pour cette proposition.
L’Union africaine a également encouragé les efforts entrepris par les confessions religieuses dans ce sens, qui cherchent à contribuer à la paix et à la cohésion au sein de la société congolaise. Dans cette optique, les consultations se poursuivent avec différents partenaires et institutions. Les confessions religieuses indiquent travailler également à l’élaboration de rapports à mi-parcours sur les rencontres déjà organisées dans ce cadre.
L’archevêque Dodo Kamba a par ailleurs souligné que cette initiative suscite progressivement un intérêt au-delà du territoire national. Selon lui, plusieurs interlocuteurs internationaux se montrent attentifs à cette démarche portée par les responsables religieux congolais.