RDC : Une chasse à l'homme « inacceptable » à la DINACOPE opérée par l’intérimaire Vital Lumbala (Dénonciation)

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Vital Lumbala Kadiata, Directeur national intérimaire à la DINACOPE
Vital Lumbala Kadiata, Directeur national intérimaire à la DINACOPE

Par la Rédaction

Depuis l'arrivée du Directeur National par intérim à la DINACOPE (Direction nationale de contrôle de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires, Ndlr), anciennement SECOPE, une atmosphère de tension et de méfiance s'est installée, marquée par une véritable chasse à l'homme. Des cadres et agents renseignent à Opinion-Info.cd que contrairement à la tradition observée avec les précédents directeurs nationaux, cette nouvelle direction semble ignorer le principe fondamental selon lequel les « institutions doivent perdurer au-delà des individus.»

À travers une dénonciation, ils accusent un intérimaire de profiter de l’absence de son titulaire pour orchestrer cette chasse à l’homme. Des griefs pèsent sur le Directeur National MBAKA Boniface, qui a été suspendu temporairement par la Ministre de l'Éducation, Raïssa Malu, afin de permettre une enquête. Cette suspension, bien que préventive et respectant la présomption d'innocence, n’a pas empêché des actions controversées de la part de l'intérimaire. En effet, un mois après cette décision, l'inspecteur Vital Lumbala a remis en question des affectations dûment établies par le Secrétaire général à l'éducation et notifiées par Mbaka.

Il est essentiel de rappeler que les attributions au sein de la DINACOPE sont des droits inaliénables qui relèvent de la compétence du Secrétaire général. «Jamais auparavant, sous les mandats des Secrétaires généraux tels que Lukubama, Lufunisabu, Mangobe, Nepa Nepa ou Mukenge, de telles ingérences n’avaient été observées. La situation actuelle soulève des interrogations légitimes : s'agit-il d'une vengeance personnelle, d'un règlement de comptes ou d'une tentative délibérée de mettre en difficulté le Secrétaire général Yoka ainsi que le Directeur National MBAKA Boniface ?», s’interrogent ils. 

Ils estiment qu’il est alarmant de constater que tous les cadres de la DINACOPE ayant collaboré efficacement avec le directeur Mbaka se retrouvent désormais sur une liste noire auprès de l'intérimaire. Ce climat délétère s'oppose à l'ambiance apaisée qui règne actuellement au sein de l'EPST sous la direction de la Ministre Malu.

«Il est crucial de préserver un environnement de travail serein et productif. La suspension du Directeur MBAKA ne doit pas servir d'instrument pour saper la bonne ambiance qui prévalait jusque-là. Il est impératif que ceux qui accusent apportent des preuves tangibles de culpabilité, plutôt que de laisser l'intérimaire fouiller dans des allégations infondées dans le but d'assurer sa propre légitimité en écrasant un directeur suspendu», conseillent ils. 

Selon les mêmes sosieces, la DINACOPE mérite mieux qu'une gestion basée sur la peur et la répression. Il est temps d'instaurer un dialogue constructif et respectueux des droits de chacun au sein de cette institution essentielle pour l'éducation.

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Lundi 23 mars 2026 - 18:38