Par Gratis Makabi
La MONUSCO a multiplié les activités à travers la province de l’Ituri, à l'occasion du mois de la femme, pour renforcer la participation de cette dernière aux efforts de paix, sensibiliser sur ses droits et encourager la dénonciation des violences dont elles sont souvent victimes.
De Djugu à Komanda, en passant par Fataki, Tchabi, Bunia ou encore Gina, les différentes composantes de la Mission civile, policière et militaire ont conduit, tout au long du mois de mars, des activités de proximité, y compris dans des zones reculées et parfois marginalisées.
À 45 kilomètres au sud de Bunia, la Section du Genre de la MONUSCO, en collaboration avec les casques bleus indonésiens, a animé, vendredi 27 mars 2026, une séance de sensibilisation réunissant une centaine de femmes d’Irumu-centre. Cette activité avait pour objectif : renforcer leur rôle dans la prévention et la résolution des conflits, et les encourager à devenir actrices du retour de la paix.
Pour Marthe Dheve, coordonnatrice de l’ONG Espoir pour la Paix et le Développement, et membre de l’équipe d’animation, la participation des femmes est indispensable.
"Nous lançons un message clair : la paix commence par moi. Nous, les femmes, devons sensibiliser nos enfants, nos familles, notre communauté, et même notre territoire. Nous ne devons pas laisser les hommes seuls pour les questions de paix. Nous devons nous impliquer parce que la paix commence par moi-même, et ainsi elle pourra contaminer les autres femmes", a-t-elle déclaré.
Elle a, en outre , insisté sur le choix d’Irumu-centre.
"Pour nous, c’était vraiment important, parce que beaucoup d’organisations s’arrêtent à Komanda, le centre le plus connu du territoire. Mais les femmes d’Irumu sont toujours oubliées. C’était l’opportunité de travailler avec elles, de leur faire connaître leurs droits et de les encourager à participer aux efforts de consolidation de la paix et du vivre-ensemble afin que la cohésion sociale devienne une réalité", ajoute-t-elle.
Il est à noter que les femmes présentes ont exprimé leur satisfaction de voir une activité organisée « chez elles », alors qu’elles sont rarement visitées par des organisations humanitaires ou institutionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la MONUSCO visant à renforcer la résilience communautaire, à promouvoir les droits des femmes et à encourager leur leadership dans la pacification de l’Ituri.