Par Gloire Balolage
Le cardinal Fridolin Ambongo a affirmé que la communion fraternelle devait être au cœur de la vie nationale, tout en déplorant que la réalité observée dans le pays en soit le parfait contraire. Il a fait savoir que, loin de cet idéal, la République démocratique du Congo demeurait marquée par des tensions et des difficultés profondes, soulignant notamment que la violence sous plusieurs formes ne cessait de croître, en particulier dans la ville de Kinshasa.
Ces propos ont été tenus à l’occasion de la célébration de Pâques, dans un message où l’archevêque métropolitain de Kinshasa s’est adressé aux fidèles pour livrer une réflexion sur la situation générale du pays à la lumière de cette fête chrétienne porteuse d’espérance.
Dans son homélie, le cardinal a également dénoncé la dégradation avancée des infrastructures dans la capitale congolaise, qu’il a présentée comme l’une des causes majeures de la détérioration des conditions de vie des habitants. Il a laissé entendre que cette situation pesait lourdement sur le quotidien des Kinois, confrontés à des difficultés persistantes.
Poursuivant dans le même sens, il a évoqué les difficultés de mobilité dans la ville de Kinshasa, relevant que les embouteillages quasi permanents compliquaient considérablement les déplacements. Il a indiqué que même les personnes contribuant à l’économie nationale n’étaient pas épargnées par ces contraintes, transformant les trajets en véritable casse-tête.
Par ailleurs, le prélat catholique a attiré l’attention sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays. Il a souligné que les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri restaient marquées par la persistance des conflits armés, une réalité qui continue d’alimenter les déplacements massifs de populations.
Selon lui, ces populations déplacées vivaient dans des conditions particulièrement difficiles, caractérisées par le dénuement et la précarité. Il a ainsi mis en lumière l’ampleur de la crise humanitaire qui touche ces régions, avec des conséquences directes sur la cohésion sociale.
Enfin, le cardinal Fridolin Ambongo a estimé que ces différentes situations exposaient la jeunesse au désespoir et portaient gravement atteinte à la communion nationale. Toutefois, il a tenu à rappeler que le message de Pâques invitait à garder espoir, affirmant que rien n’était irréversible malgré la gravité des défis auxquels le pays est confronté.