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Littérature : à Goma, l’écrivain Ghislain Kabuyaya ausculte les valeurs et les fractures morales dans quatre ouvrages porteurs d’espérance

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Cérémonie de vernissage de quatre ouvrages de l'écrivain Ghislain Kabuyaya à Goma [photo d'illustration]
Cérémonie de vernissage de quatre ouvrages de l'écrivain Ghislain Kabuyaya à Goma [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

L’écrivain Ghislain Kabuyaya a procédé au vernissage de quatre ouvrages, ce samedi 26 juin à Goma, une activité qui marque une nouvelle étape de son parcours artistique et littéraire. À travers cette cérémonie, l’auteur a dévoilé les livres Phobies des valeurs, Dans la tourmente de l’espérance, Fosses communes et Magicien de l’amour, des œuvres qui abordent plusieurs réalités humaines et sociales.

Revenant sur la motivation qui a conduit à cette publication simultanée, Ghislain Kabuyaya a expliqué que son cheminement a été long avant d’aboutir à ce projet. Après avoir mûri cette idée, il a estimé qu’il était important de contribuer, à son tour, au débat social à travers la littérature, en mettant les mots au service de la réflexion et du changement.

L’auteur a indiqué que ces ouvrages couvrent plusieurs genres littéraires. Ils réunissent notamment la poésie, l’essai et la dramaturgie, tout en développant des thématiques variées telles que la résilience, l’amour, la thérapie après les conflits et le vivre-ensemble. Selon lui, cette diversité traduit sa volonté de toucher différents publics et d’aborder plusieurs préoccupations de la société.

Parmi les œuvres présentées figure Phobies des valeurs, un ouvrage que l’écrivain décrit comme un appel au retour des valeurs. Il y développe l’idée que les êtres humains ne devraient plus craindre d’incarner les valeurs positives, mais plutôt redouter les antivaleurs. Dans le contexte congolais, estime-t-il, la question des valeurs suscite souvent des réactions de méfiance ou d’incompréhension, une situation qui, selon lui, mérite d’être inversée.

Pour Ghislain Kabuyaya, les valeurs doivent retrouver une place centrale dans les mentalités. Il considère qu’elles devraient être réenseignées afin de s’ancrer durablement dans la conscience collective, particulièrement chez les Congolais, dans le but de favoriser des comportements davantage fondés sur le respect et la responsabilité.

Le deuxième ouvrage, Dans la tourmente de l’espérance, aborde plusieurs réalités de la société congolaise. L’auteur y évoque notamment l’amour, la résilience, la guerre ainsi que différents faits de société. À travers ces textes, il affirme vouloir transmettre des messages d’humanité, d’amour et d’espérance, tout en invitant les lecteurs à porter un regard plus profond sur leur environnement.

À travers ses pièces théâtrales, Ghislain Kabuyaya dit également vouloir promouvoir le vivre-ensemble. Selon lui, la littérature peut contribuer à ouvrir une réflexion sur les moyens de dépasser les fractures provoquées par les conflits et d’amener les communautés à se reconstruire autour d’un idéal commun de paix et de bonheur partagé.

Avec Fosses communes, l’écrivain reconnaît proposer un récit qui s’ouvre sur une atmosphère sombre. Toutefois, il souligne que l’œuvre évolue progressivement vers un message de paix, de fraternité et d’amour. À ses yeux, même après les conflits les plus douloureux, il reste possible de transcender les divisions et de réimaginer un avenir plus apaisé.

Le quatrième ouvrage, Magicien de l’amour, complète cette série en plaçant l’amour au cœur de la réflexion. À travers ce livre, Ghislain Kabuyaya poursuit son exploration des relations humaines et rappelle que les liens entre les personnes constituent un levier essentiel pour bâtir une société plus harmonieuse.

Au terme de cette cérémonie de vernissage, l’écrivain a insisté sur le message commun qui traverse l’ensemble de ses publications : un appel au vivre-ensemble. Il invite chacun à ne pas demeurer enfermé dans les polémiques ou les blessures du passé, mais à réfléchir aux moyens de renforcer les rapports humains, de promouvoir les valeurs et de construire une société fondée sur la fraternité, l’amour et le respect mutuel.

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Vendredi 26 juin 2026 - 18:10