Breaking News

RDC : sensibilisation, documentation et plaidoyer, les trois leviers du BCNUDH pour défendre les droits des peuples autochtones pygmées

Catégorie
Image
Corinne Nguegang, Coordinatrice de l’Unité Renforcement Institutionnel et Réformes (RIR) au sein du BCNUDH [photo d'illustration]
Corinne Nguegang, Coordinatrice de l’Unité Renforcement Institutionnel et Réformes (RIR) au sein du BCNUDH [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

La promotion et la protection des droits des peuples autochtones pygmées figurent parmi les actions menées par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo. À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones célébrée chaque année le 9 août, Corinne Nguegang, coordinatrice de l’Unité renforcement institutionnel et réformes (RIR) au sein du BCNUDH, a mis en avant les différents mécanismes utilisés par cette institution pour contribuer au respect des droits de ces communautés.

Le BCNUDH intervient notamment à travers la sensibilisation et la vulgarisation des droits des peuples autochtones pygmées. Pour Corinne Nguegang, cette action reste indispensable, malgré les avancées enregistrées sur le plan juridique. Elle estime qu’une meilleure connaissance de ces droits peut permettre aux peuples autochtones de mieux défendre leurs terres et leurs cultures, alors qu’ils continuent de faire face à des discriminations, à la marginalisation et à des violations de leurs droits.

L’action du BCNUDH passe également par la surveillance de la situation des droits humains. Corinne Nguegang explique que l’institution surveille, signale et documente les violations des droits de l’homme concernant notamment les peuples autochtones. Cette documentation doit permettre de disposer d’éléments susceptibles de renforcer le plaidoyer en faveur de mesures correctives.

Le plaidoyer constitue ainsi un autre volet de l’engagement du BCNUDH. À travers le suivi et la documentation des violations, l’institution cherche à renforcer les démarches en faveur de l’adoption de mesures permettant de corriger les situations constatées. Cette approche s’inscrit dans un contexte où les avancées juridiques doivent, selon Corinne Nguegang, être accompagnées d’une application concrète des droits reconnus.

Elle évoque notamment les préjugés liés aux terres traditionnellement occupées par les peuples autochtones pygmées. Elle relève une tendance à considérer que ces communautés n’en sont pas les propriétaires légitimes, une perception qui peut favoriser leur expulsion et l’exploitation de leurs ressources. Le BCNUDH entend ainsi contribuer, par ses activités de sensibilisation, de surveillance et de documentation, à une meilleure prise en compte de leurs droits.

L’engagement du BCNUDH concerne également la lutte contre les comportements discriminatoires qui peuvent limiter l’accès des peuples autochtones pygmées à l’éducation, à la santé et à l’emploi. Pour Corinne Nguegang, la vulgarisation des droits reste donc un outil important pour combattre ces différentes formes de discrimination et favoriser une meilleure protection des communautés concernées.

Au-delà de l’action institutionnelle, Corinne Nguegang appelle à une implication de l’ensemble de la société. Elle considère que chaque citoyen peut contribuer au respect des droits des peuples autochtones en rejetant les préjugés, la stigmatisation et la discrimination. Pour le BCNUDH, ces efforts conjugués peuvent contribuer à construire une société congolaise plus juste et plus inclusive, dans laquelle les droits des peuples autochtones pygmées sont davantage respectés.

Lundi 10 août 2026 - 16:46