Par Patrick Kitoko
Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont dénoncé, mercredi 20 mai 2026, une nouvelle série d’attaques attribuées à la coalition RDF/AFC/M23 dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué rendu public le même jour, l’armée congolaise affirme que plusieurs localités, notamment Kalingi et Mikenge, ont été visées dès les premières heures de la matinée par des frappes de drones. Selon les FARDC, l’hôpital général de Mikenge aurait été « intentionnellement ciblé » et « complètement détruit » lors de ces attaques.
L’armée congolaise dénonce une « violation flagrante du droit international humanitaire » et fait état d’un bilan provisoire comprenant plusieurs victimes civiles, parmi lesquelles figureraient des membres du personnel hospitalier.
Les FARDC accusent également le Rwanda et ses « supplétifs » d’être à l’origine de cette nouvelle offensive, malgré les engagements pris dans le cadre des accords de Washington et du processus de paix de Doha.
« Les FARDC prennent à témoin les médiateurs et autres partenaires impliqués dans le processus de paix sur cette énième attaque barbare », indique le communiqué signé par le porte-parole a.i. des FARDC, le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak.
Tout en réaffirmant leur attachement aux processus diplomatiques en cours, les forces armées congolaises déclarent se réserver « le droit de riposter » afin d’assurer la défense de l’intégrité territoriale et la protection des populations civiles face à l’évolution de la menace dans cette région de l’est de la RDC.
Les tensions demeurent vives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements impliquant le M23 et ses alliés continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une détérioration de la situation humanitaire.