Par la Rédaction
La situation des déplacés de guerre originaires de Goma, dans le Nord-Kivu, et de Bukavu, dans le Sud-Kivu, continue de susciter de vives inquiétudes à Lubumbashi. Installés dans différents sites d'hébergement du chef-lieu du Haut-Katanga, ces hommes, ces femmes et ces enfants dénoncent une précarité grandissante et appellent les autorités à une intervention humanitaire urgente.
Réunis au sein du Collectif des déplacés victimes de la guerre de l'Est, ils affirment vivre dans des conditions extrêmement difficiles depuis leur arrivée à Lubumbashi.
Selon leurs représentants, le manque de nourriture, l'accès limité aux soins de santé et l'absence d'une prise en charge adaptée figurent parmi les principales difficultés qui affectent leur quotidien.
Le mardi 28 juillet 2026, ces déplacés ont exprimé leurs revendications à travers une marche pacifique organisée dans les rues de Lubumbashi. Partis de leurs différents lieux d'hébergement, ils se sont rendus devant le gouvernorat de province afin d'alerter les autorités provinciales sur la détérioration de leurs conditions de vie et l'urgence d'une assistance humanitaire.
Au cours de cette manifestation, les participants ont également voulu attirer l'attention sur la persistance des violences dans leurs provinces d'origine. Ils ont plaidé pour une implication accrue des autorités afin que des solutions durables soient trouvées face aux souffrances des populations touchées par le conflit dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Le collectif a, par ailleurs, sollicité l'intervention des autorités nationales compétentes, notamment celles en charge des Affaires sociales et des Actions humanitaires. Les déplacés estiment que leur situation nécessite une réponse rapide, compte tenu de leur vulnérabilité et des difficultés qu'ils disent rencontrer pour satisfaire leurs besoins essentiels.
Les représentants des manifestants ont également évoqué les conséquences dramatiques de cette précarité. Selon eux, plusieurs déplacés seraient décédés à Lubumbashi faute d'une assistance médicale et humanitaire suffisante, ce qui renforce leur sentiment d'abandon et leur inquiétude quant à l'avenir.