Breaking News

RDC : « L’Église catholique n’est plus la seule voix », affirme l’archevêque Albert Kankienza sur fond de débat autour du dialogue inclusif

Catégorie
Image
Archevêque Albert Kankienza, visionnaire de l'église la foie abondante
Archevêque Albert Kankienza, visionnaire de l'église la foie abondante

Par Patrick Kitoko

Le débat sur le dialogue inclusif et la réforme institutionnelle en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein des confessions religieuses. Cette fois, c’est l’archevêque Albert Kankienza qui a pris position en estimant que l’Église catholique ne peut plus prétendre détenir à elle seule la légitimité morale dans les grandes questions nationales.

« L’Église catholique doit aussi accepter que nous ne sommes plus à l’époque coloniale, où elle était la seule Église, la seule voix qui était écoutée », a déclaré le prélat, dans une sortie qui intervient alors que la Conférence épiscopale nationale du Congo multiplie les appels à un dialogue inclusif pour résoudre la crise politique.

Depuis plusieurs mois, la CENCO, en partenariat avec l’ECC - Église du Christ au Congo -, plaide pour l’organisation d’un dialogue national rassemblant les différentes forces politiques et sociales afin d’apaiser les tensions et de rechercher un consensus sur les principaux défis auxquels le pays est confronté. Cette initiative est soutenue par une partie de l’opposition, notamment la coalition C64, qui y voit un cadre approprié pour discuter de la gouvernance, de la sécurité dans l’Est du pays et du respect de l’ordre constitutionnel.

Parallèlement, le débat autour d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution demeure l’un des sujets les plus sensibles de la scène politique congolaise.

Alors que le pouvoir défend le recours au référendum comme un mécanisme prévu par la Constitution, l’opposition et plusieurs organisations de la société civile redoutent une remise en cause de l’équilibre institutionnel. La récente décision de la Cour constitutionnelle validant la loi référendaire a d’ailleurs ravivé les tensions entre les différents acteurs politiques.

Dans ce contexte, la déclaration de l’archevêque Albert Kankienza apparaît comme une remise en question du rôle prépondérant que certains attribuent à l’Église catholique dans les débats nationaux. Ses propos soulignent la diversité croissante des confessions religieuses et des sensibilités qui participent désormais à la vie publique congolaise.

Cette prise de position pourrait alimenter davantage les discussions sur la place des Églises dans la médiation politique, à un moment où les initiatives de dialogue et les débats sur l’avenir institutionnel du pays continuent de polariser la classe politique et l’opinion publique.

Étiquettes
Jeudi 30 juillet 2026 - 12:14