Santé : 240 nouvelles structures construites et 1 021 établissements équipés dans quatre provinces de la RDC

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Centre de santé d’Ihimbi, dans la province du Sud-Kivu [photo d'illustration]
Centre de santé d’Ihimbi, dans la province du Sud-Kivu [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, avec l’appui financier de la Banque mondiale, avance dans la mise en œuvre d’un vaste programme destiné à renforcer l’offre de soins de santé primaires dans quatre provinces du pays. Lancé le 30 octobre 2023, ce projet prévoit notamment la construction de 240 formations sanitaires dans le Kasaï, le Kasaï-Central, le Kwilu et le Sud-Kivu.

À raison de 60 nouvelles structures par province, le programme vise à rapprocher davantage les services de santé des populations et à améliorer la prise en charge des besoins sanitaires de base. Les infrastructures concernées comprennent notamment des centres de santé, des centres de santé de référence, des maternités ainsi que des pavillons spécialisés.

Selon les données de suivi du Programme multisectoriel de nutrition et de santé (PMNS), ces investissements s’inscrivent dans une stratégie de long terme consacrée à la réduction de la malnutrition chronique et au renforcement du système de santé. Le premier volet du programme cible une population estimée à 10,5 millions de personnes, avec une attention particulière accordée aux enfants de moins de cinq ans, aux adolescents, aux femmes enceintes et aux mères allaitantes.

L’exécution des travaux affiche un niveau d’avancement important. Dans le Kwilu, 53 des 60 structures prévues sont achevées. Le Sud-Kivu en compte 50, tandis que le Kasaï et le Kasaï-Central affichent chacun 35 infrastructures terminées. Les ouvrages restants sont annoncés en cours de finition avant leur mise en service. Certaines structures sont déjà opérationnelles et accueillent des patients.

Plusieurs réalisations sont notamment signalées au Sud-Kivu, parmi lesquelles les centres de santé d’Ihimbi, de Kigongo et de Nyamianda, ainsi qu’un pavillon de pédiatrie à l’hôpital de Lwiro. Dans le Kwilu, le programme comprend notamment le centre de santé de Kwanga État, la maternité de Masamba I et celle de la Clinique générale de Kikwit. Des infrastructures sanitaires similaires ont été réalisées dans les deux provinces du Kasaï.

L’intervention ne se limite, toutefois pas, aux infrastructures. Le gouvernement a également entrepris d’équiper 1 021 établissements de soins de santé, allant des centres de santé aux hôpitaux généraux. Les équipements distribués comprennent notamment des échographes portables, des microscopes, des tables d’accouchement, du matériel de réanimation néonatale, des autoclaves, des lits d’hospitalisation et des fauteuils roulants, ainsi que différents dispositifs destinés au diagnostic biologique.

Le volet laboratoire constitue également un axe important du programme. Des laboratoires provinciaux ont été construits ou réhabilités à Bunia, Kisangani, Mbandaka, Kananga et Bandundu. Des mini-laboratoires ont, par ailleurs, été installés dans plusieurs hôpitaux de référence, notamment à Mosango, Idiofa et Gungu.

Ces investissements doivent permettre de renforcer les capacités locales de diagnostic, d’améliorer la surveillance épidémiologique et de faciliter la réalisation d’analyses biologiques directement dans les zones concernées. Ils doivent également contribuer au contrôle de qualité des traitements et à une meilleure détection des maladies.

Financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le ministère de la Santé publique à travers le PMNS, le programme combine ainsi trois leviers : l’extension du réseau d’infrastructures, l’équipement des établissements de soins et le renforcement des capacités de laboratoire.

À travers ces investissements, les autorités cherchent à réduire les difficultés d’accès aux soins primaires dans les quatre provinces ciblées. La mise en service effective de l’ensemble des ouvrages et leur dotation durable en personnel, médicaments et équipements de maintenance resteront, toutefois, déterminantes pour que ces investissements se traduisent concrètement par une amélioration de la qualité des soins pour les populations.

Mardi 8 septembre 2026 - 07:50