Par la Rédaction
La cité de Mambasa, en province de l’Ituri, se prépare à une transformation de sa voirie urbaine. Une mission de l’Office des voies de drainage (OVD) a effectué des études techniques en vue de l’asphaltage de plusieurs artères, sur instruction du gouverneur provincial, Gaby Kasongo Mulumba. Le démarrage des travaux est envisagé pour décembre 2026, sous réserve de la finalisation des préparatifs techniques et contractuels.
Le projet prévoit, dans sa première phase, l’asphaltage de 10 kilomètres de routes, avec une possibilité d’extension jusqu’à 21 kilomètres, à la suite du plaidoyer mené auprès des autorités provinciales. Cette initiative s’inscrit dans les efforts de modernisation de la cité, dont les infrastructures routières constituent un enjeu pour la mobilité des habitants et le développement des activités économiques.
Les études réalisées par l’OVD concernent les trois principaux groupements de la chefferie de Mambasa, à savoir Nyangwe, Putu et Binasi. La répartition des travaux dans ces entités vise à assurer une couverture équilibrée des différentes parties de la cité.
Parmi les axes retenus figurent notamment la route reliant le bureau de la DGLP de Mambasa au camp militaire, dans le groupement Nyangwe, la voirie desservant la grande salle polyvalente de la jeunesse ainsi que l’artère reliant l’entrée de la prison centrale au grand marché Kabila. Ce dernier axe assure une connexion entre la route nationale numéro 4 (RN4) et la route d’Iziro.
Au-delà de l’amélioration du paysage urbain, l’asphaltage de ces routes devrait faciliter les déplacements des personnes et des marchandises. L’amélioration de la chaussée pourrait également réduire les difficultés de circulation, les pannes de véhicules liées au mauvais état des routes et certains risques d’accidents.
La connexion entre les quartiers résidentiels, les infrastructures administratives et les espaces commerciaux, notamment le grand marché Kabila, devrait aussi favoriser les échanges et faciliter l’approvisionnement des commerçants. Ces effets dépendront toutefois de la qualité des ouvrages, de leur entretien et des conditions d’accès aux axes concernés.
L’inclusion des trois groupements constitue par ailleurs un enjeu territorial pour un projet appelé à bénéficier à différentes composantes de la population de Mambasa.
La mise en œuvre du programme nécessitera cependant des aménagements qui pourraient affecter certaines constructions riveraines. Selon les indications de l’OVD, les emprises des avenues concernées devront respecter une largeur d’au moins 12 mètres afin de se conformer aux normes retenues pour ces infrastructures.
Des maisons, des murs et d’autres ouvrages implantés sur les tracés pourraient ainsi devoir être démolis pour permettre l’exécution des travaux. Les habitants concernés sont appelés à prendre en compte ces contraintes, tandis que les modalités concrètes de mise en œuvre de ces opérations devront être précisées par les autorités compétentes.
Cette question constitue un enjeu important pour la réalisation du projet, notamment en matière d’information des riverains, de gestion des emprises et de prévention des tensions liées aux éventuelles démolitions.
L’entreprise congolaise Mata Forest, qui intervient notamment à Kisangani et à Luna/Mambasa, a été retenue à l’issue d’un appel d’offres pour exécuter les travaux.
Avant l’ouverture effective des chantiers, l’équipe technique doit achever les schémas linéaires et les carnets de profils, documents nécessaires à la définition précise des caractéristiques des routes. La finalisation des démarches contractuelles avec l’entreprise constitue également une étape préalable au lancement.
Le début des travaux est attendu d’ici décembre 2026. La concrétisation de cette échéance dépendra de l’achèvement des préparatifs annoncés.
Pour Mambasa, ce programme représente une perspective de modernisation des infrastructures urbaines. Sa portée se mesurera néanmoins à la réalisation effective des kilomètres annoncés, au respect des délais et des normes techniques, ainsi qu’à la prise en compte des préoccupations des habitants directement concernés.