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Épidémies en RDC : Ebola reste sous surveillance, le choléra et la rougeole en recul

mar 13/10/2026 - 20:00
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Le directeur général de l’INSP présidant la réunion hebdomadaire de coordination stratégique multisectorielle consacrée au suivi des épidémies en RDC.
Le directeur général de l’INSP présidant la réunion hebdomadaire de coordination stratégique multisectorielle consacrée au suivi des épidémies en RDC.

Par Serge Mavungu

La lutte contre les principales épidémies en République démocratique du Congo reste marquée par des évolutions contrastées. À la semaine épidémiologique 40, les indicateurs du choléra et de la rougeole affichent une baisse des cas, tandis que la maladie à virus Ébola continue de nécessiter une vigilance soutenue. Ces différentes situations ont été examinées lors de la réunion hebdomadaire de coordination stratégique multisectorielle présidée par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP).

Pour Ebola, les données présentées font état de plus de 8 600 cas cumulés et de plus de 4 300 décès, soit un taux de létalité estimé à 48,3 %. Plus de 2 500 personnes ont guéri, tandis que le suivi des contacts se situe autour de 81 %.

Malgré la gravité du bilan, des signes d’amélioration sont relevés dans certaines zones de santé. Sur les 65 zones touchées, 19 ont enregistré plus de 42 jours sans nouveau cas confirmé. Cette évolution constitue un indicateur encourageant, sans pour autant justifier un relâchement des mesures de surveillance.

La persistance des contaminations parmi les personnes en première ligne de prévention demeure notamment une préoccupation. Le renforcement de la sensibilisation et la disponibilité des équipements et autres intrants de protection figurent ainsi parmi les priorités de la riposte.

Les efforts doivent également porter sur la consolidation des dispositifs de surveillance et de préparation à Kinshasa et dans le Nord-Ubangi. Dans la province de la Tshopo, où une augmentation des cas est signalée, le déploiement d’équipes supplémentaires est envisagé pour renforcer les capacités d’intervention.

Le choléra en baisse, mais plusieurs provinces restent concernées

Le choléra enregistre également une évolution favorable à la semaine 40, avec environ 2 600 cas rapportés, contre un bilan plus élevé la semaine précédente. Cette diminution ne signifie toutefois pas que la menace est écartée.

Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Katanga et le Tanganyika concentrent encore plus de 80 % des cas recensés. Le maintien de la surveillance, particulièrement le long des corridors fluviaux, reste donc nécessaire pour suivre la dynamique de transmission et orienter les interventions.

La vaccination figure aussi parmi les axes de la stratégie envisagée. Une campagne synchronisée avec Brazzaville est notamment évoquée afin de renforcer la protection des populations concernées.

La rougeole suit la même tendance

Les données relatives à la rougeole montrent également une diminution du nombre de cas après les campagnes de vaccination organisées dans trois blocs. Environ 650 cas ont été enregistrés durant la semaine 40, contre près de 700 au cours de la semaine précédente.

Cette baisse constitue un signal positif, mais la surveillance doit se poursuivre. L’identification des zones dépassant les seuils d’alerte reste indispensable pour adapter les mesures de riposte et tenir compte des orientations du plan de résilience.

La Mpox : attention particulière à la zone de santé de Luebo

La situation de la Mpox a également figuré parmi les points examinés lors de cette réunion. Dans la province du Kasaï, la zone de santé de Luebo bénéficie d’un appui des équipes de l’INSP déployées pour soutenir les interventions sur le terrain.

D’autres provinces ayant signalé des cas, le maintien de la surveillance et la mise en œuvre de réponses adaptées demeurent nécessaires pour suivre l’évolution de la maladie.

À travers cette revue hebdomadaire, l’INSP entend maintenir une approche coordonnée de la lutte contre les épidémies, en s’appuyant sur l’analyse des données, l’anticipation des risques et le renforcement des interventions sur le terrain. L’enjeu est de consolider les avancées enregistrées, tout en évitant une reprise de la transmission dans les zones où la situation s’améliore.

Mardi 13 octobre 2026 - 20:00