Par Gloire Balolage
Deux bébés siamois, nés le 21 octobre dernier à Matadi, dans la province du Kongo-Central, ont été transférés, ce lundi 26 octobre 2026, à l'Hôpital du Cinquantenaire, à Kinshasa. Reliés par le bassin, les deux nouveau-nés doivent y subir des examens médicaux approfondis afin de déterminer les possibilités de leur prise en charge et les conditions d'une éventuelle séparation chirurgicale.
Selon Radio Okapi, qui rapporte l'information, les médecins doivent notamment établir un bilan anatomique complet pour déterminer la disposition des organes internes des deux enfants. Les investigations porteront particulièrement sur les systèmes rénal et cardiaque, afin de vérifier si les organes vitaux sont partagés ou distincts.
Les résultats de ces examens seront déterminants pour la suite de la prise en charge médicale. Avant d'envisager une éventuelle intervention chirurgicale, les spécialistes devront évaluer les risques et les chances de survie de chacun des deux nouveau-nés. La possibilité d'une séparation dépendra donc des conclusions de ce bilan médical.
Pour l'heure, aucune décision définitive concernant une éventuelle opération ne peut être prise sans une connaissance précise de la configuration anatomique des deux enfants. L'équipe médicale devra s'appuyer sur les résultats des investigations pour déterminer les options thérapeutiques envisageables et les conditions dans lesquelles elles pourraient être mises en œuvre.
Sur le plan financier, la prise en charge initiale à Kinshasa s'effectue dans le cadre de la gratuité de la maternité. Toutefois, la poursuite des soins, notamment les examens spécialisés, représente un besoin supplémentaire pour la famille, confrontée à cette situation médicale imprévue.
Face à ces difficultés, les parents sollicitent l'accompagnement des autorités publiques et des structures d'assistance sociale afin de couvrir les besoins liés aux examens et aux soins à venir. La famille espère ainsi obtenir les moyens nécessaires pour permettre aux deux nouveau-nés de bénéficier d'un suivi médical adapté.
Le père des enfants en appelle particulièrement au gouvernement pour soutenir sa famille dans cette épreuve. Sa démarche vise à garantir aux deux bébés l'accès aux soins nécessaires, alors que leur état et les possibilités de traitement doivent encore être précisés par les spécialistes.