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Crise financière à l’ONU : la RDC citée parmi les États en arriérés de contributions

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Le Président Félix Tshisekedi et le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres [photo d’illustration]
Le Président Félix Tshisekedi et le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

L’Organisation des Nations Unies traverse une crise financière majeure, au point que son secrétaire général, António Guterres, alerte sur un risque réel d’effondrement budgétaire. En cause : le non-paiement ou le paiement tardif des contributions obligatoires par plusieurs États membres, dont la République démocratique du Congo.

Selon les données internes de l’ONU, la RDC figure parmi les pays n’ayant pas intégralement honoré leurs contributions au budget ordinaire de l’organisation. Cette situation intervient alors que le pays est confronté, depuis près de trois décennies, à un conflit armé persistant et à une crise humanitaire de grande ampleur, qui pèsent lourdement sur ses capacités financières.

Au total, seuls 151 États membres sur 193 ont entièrement réglé leurs contributions pour l’exercice budgétaire 2025. Les arriérés accumulés par les autres pays fragilisent le fonctionnement quotidien de l’ONU, notamment le financement de ses missions, de ses programmes et de son administration centrale.

Face à cette impasse, António Guterres a saisi l’Assemblée générale pour demander une révision des règles financières en vigueur depuis 1945. Ces règles obligent l’ONU à restituer aux États membres les fonds non dépensés en fin d’exercice, y compris lorsque les contributions correspondantes n’ont jamais été versées. Une mécanique que le secrétaire général juge intenable et dangereuse pour la stabilité de l’institution.

En vertu de l’article 19 de la Charte des Nations unies, un État dont les arriérés atteignent ou dépassent le montant de deux années de contributions peut perdre son droit de vote à l’Assemblée générale, sauf s’il effectue au moins un paiement partiel. À ce stade, la RDC conserve son droit de vote, mais demeure concernée par les avertissements liés à l’accumulation des arriérés.

Cette situation illustre les tensions croissantes entre les obligations financières internationales et les réalités économiques et sécuritaires de certains États, dont la RDC, dans un contexte où la viabilité même du système onusien est désormais publiquement remise en question.

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Jeudi 5 février 2026 - 09:41