Par Prosper Buhuru
Le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a entamé, le week-end, au Brésil, une mission officielle centrée sur la modernisation des infrastructures de desserte agricole, considérées comme le socle de la transformation du monde rural congolais.
Depuis son entrée au Gouvernement, le ministre congolais inscrit son action dans une diplomatie sectorielle orientée vers des solutions concrètes, capables de désenclaver les zones de production et de fluidifier l’acheminement des denrées agricoles. Pour lui, la relance du monde rural passe d’abord par des routes fiables, durables et adaptées aux réalités du terrain.
« Le développement rural commence par les routes de desserte agricole. C’est la condition pour faciliter le transport des produits et renforcer l’interconnexion entre les provinces », a-t-il rappelé.
À São Paulo, Grégoire Mutshail Mutomb s’est rendu au sein de l’entreprise Pavillon, spécialisée dans les technologies de stabilisation des sols. Sur place, il a assisté à une démonstration des performances de routes construites selon ce procédé, avant de visiter une piste privée réalisée avec cette technologie, dont la durée de vie est estimée entre 10 et 16 ans, voire davantage. Forte de plus d’un demi-siècle d’expérience, cette firme a déjà déployé ses solutions dans plusieurs pays, dont le Brésil, référence mondiale en matière d’agro-business.
Pour le ministre d’État, l’enjeu dépasse la simple construction d’infrastructures. Il s’agit de créer les conditions permettant l’installation d’unités locales de transformation, afin de réduire la dépendance à d’autres provinces ou territoires.
« La RDC a besoin de routes de desserte agricole capables de durer au moins entre cinq et dix ans. C’est une urgence nationale si nous voulons réellement transformer notre monde rural », a-t-il insisté.
Partenaire historique de la République démocratique du Congo, le Brésil apparaît, aux yeux du ministre, comme un modèle inspirant, tant par ses performances agricoles que par son approche intégrée du développement rural. Un exemple que Kinshasa entend adapter à ses propres réalités.
« La transformation du monde rural de notre pays ne peut plus attendre. Elle commence maintenant », a conclu Grégoire Mutshail Mutomb.