Hydrocarbures : après deux jours de travaux, la RDC et l'Angola valident l'exploitation du pétrole de la Zone d'intérêt commun !

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Le préaccord sur l'exploitation du pétrole de la Zone d'intérêt commun signé et présenté par les ministres congolais (à droite) et le ministre angolais (à gauche) des hydrocarbures.
Le préaccord sur l'exploitation du pétrole de la Zone d'intérêt commun signé et présenté par les ministres congolais (à droite) et le ministre angolais (à gauche) des hydrocarbures.

Par Jean-Chrysostome Luntadila

Il s'agit jusqu'ici d'un préaccord, l'accord final proprement dit interviendra dans trois mois, soit au premier mois  de l'année 2022, devant deux Chefs d'États.  «C'est un projet d'accord qui autorise en même temps l'exploitation de commun accord»,  a confié à Opinion-info.cd, un membre de la délégation de la RDC présent à ces deux jours d'intenses travaux à Luanda.

C'est tard dans nuit du 25 septembre, après deux jours des travaux d'arrache-pied, que les experts de deux pays réunis en deux commissions techniques distinctes, pilotées d'une part par le secrétaire général aux hydrocarbures congolaises et d'autre part, secrétaire d'État au pétrole angolais, ont peaufiné un préaccord d'exploitation commune du pétrole.

En toile de fond des discussions, la finalisation de la feuille de route des projets retenus dans le cadre de la Zone d'intérêt commun (Zic) en lien direct avec l'exploitation du brut pétrolier dans le bloc 14.

Un délai de trois mois est accordé aux experts pour soumettre le contrat devant ouvrir l'exploitation du pétrole dans cette partie commune entre la RDC et l'Angola.

Dans le même temps, il a été convenu que ce contrat soit signé au courant du premier trimestre de l'année 2022 à Kinshasa.

Il importe de signaler que c'est depuis 2007 que l'exécution de projet visant l'exploitation du pétrole dans le bloc 14 sommeille dans les tiroirs côté congolais. Tandis que la partie angolaise tire profit de l'exploitation de l'or noir contenu dans son périmètre.

L'autre volet des échanges portait sur l'accommodement de la commercialisation dans le respect des normes requises des produits pétroliers en provenance d'Angola.

Une identité de vues s'est dégagée après des échanges empreints de convivialité sanctionnés par la signature du protocole d'accord entre le ministre Didier Budimbu et son homologue angolais Diamantino Azevedo.

La délégation congolaise  regagne Kinshasa ce samedi, avec la satisfaction du devoir accompli.