Par Denise Kyalwahi
Le rapport de la Cour des comptes met en lumière de sérieuses préoccupations concernant la gouvernance du Fonds forestier national (FFN) et la gestion des ressources destinées à la protection des forêts en République démocratique du Congo.
Face à ces constats, la Cour des comptes appelle les responsables du FFN à veiller à une utilisation rigoureuse des recettes issues de la taxe de déboisement, afin qu’elles soient effectivement consacrées à la conservation et à la gestion durable du patrimoine forestier national.
Ces recommandations interviennent alors que la RDC, qui abrite l’un des principaux massifs forestiers tropicaux au monde, entend jouer un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique et se présente comme un acteur clé des solutions fondées sur la protection de ses écosystèmes.
Pour la Cour des comptes, l’enjeu dépasse la seule gestion administrative du FFN. Il touche directement à la crédibilité de la politique environnementale du pays et à la capacité des institutions congolaises à garantir une gestion transparente des financements liés à la protection des forêts.
Le rapport constitue ainsi un nouveau signal d’alerte sur la gouvernance environnementale en RDC. La transparence dans la collecte, l’affectation et l’utilisation des recettes forestières apparaît désormais comme une condition essentielle pour renforcer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
À l’heure où Kinshasa multiplie les engagements en faveur du climat et de la conservation des forêts, la mise en œuvre effective des recommandations de la Cour des comptes sera déterminante. La protection des forêts congolaises ne peut, en effet, reposer uniquement sur des engagements internationaux : elle exige également une gestion exemplaire des ressources financières mobilisées au niveau national.