Par Serge Mavungu
Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (ESURSI) demande aux établissements d’enseignement supérieur situés dans les zones non affectées par les conflits de faciliter l’accueil et l’intégration académique des étudiants régulièrement inscrits dans les établissements situés dans les zones affectées.
Cette instruction figure dans une note circulaire datée du 21 août 2026 et adressée au secrétaire général à l’ESU, aux présidents des conseils d’administration ainsi qu’aux chefs et membres des comités de gestion des établissements publics et privés d’enseignement supérieur et universitaire.
La mesure intervient au lendemain de l’arrêté ministériel du 20 août 2026 portant suspension, jusqu’à nouvel ordre, des activités académiques au sein des établissements d’enseignement supérieur et universitaire des villes de Goma et Bukavu, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Dans sa note, la ministre de l’ESURSI souligne que la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines parties du pays expose de nombreux étudiants à une interruption de leur parcours académique. Elle entend ainsi préserver leur droit à l’éducation en facilitant leur poursuite d’études dans des établissements situés dans les zones non affectées.
Les chefs d’établissements sont notamment appelés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre l’accueil et l’intégration académique des étudiants concernés, sur présentation des éléments permettant d’établir leur situation académique.
Une attention particulière est accordée aux étudiants inscrits dans les filières de médecine. Les établissements organisant les mêmes filières sont invités à faciliter leur accueil, notamment pour leur permettre de participer aux opérations de jury et, pour les étudiants finalistes, d’achever régulièrement leur cursus dans le respect des exigences académiques et réglementaires.
La note circulaire prévoit également la mise en place de modalités administratives permettant de vérifier les parcours académiques des étudiants concernés. Le ministère insiste toutefois sur la nécessité de tenir compte des circonstances exceptionnelles liées aux conflits, afin que celles-ci ne constituent pas un obstacle à la poursuite ou à l’achèvement de leurs études.
Les autorités académiques concernées sont enfin chargées d’assurer une large diffusion de cette instruction et de veiller à son application stricte, dans l’intérêt des étudiants affectés par la situation sécuritaire.