Par Gloire Balolage
Le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l'État (CSP) entend renforcer le dispositif de contrôle des opérations salariales à travers le pays. Au cours de ce mois de septembre, le comité a tenu une série de réunions avec les différents opérateurs de paie afin d'évaluer le déroulement des opérations et d'examiner les difficultés signalées, notamment les retards de paiement, les contraintes sécuritaires et les réclamations enregistrées auprès du CSP.
Les échanges ont notamment porté sur l'intégration de la Caisse nationale d'épargne du Congo (CADECO) dans le circuit de la paie. Avec cet opérateur, le comité a évalué le dispositif opérationnel destiné à assurer le paiement des effectifs qui lui ont été confiés. Ayant relevé certaines pesanteurs dans le processus, le président a.i. du CSP, Yannick Isasi, a formulé des recommandations visant à accélérer l'identification et la prise en charge des agents et fonctionnaires concernés.
Le CSP prévoit également de mobiliser ses antennes provinciales afin de renforcer la communication et la sensibilisation autour des opérations d'identification. Cette démarche devra être menée en collaboration avec les différents services dont les effectifs ont été domiciliés auprès de la CADECO. L'objectif affiché est de faciliter les opérations et de permettre une meilleure coordination entre les services concernés et l'opérateur de paie.
La situation de Ganaketi, dans le territoire de Feshi, a également été examinée au cours de ces réunions. Le paiement y avait été suspendu à la suite d'incidents ayant occasionné d'importants dégâts matériels ainsi que la perte des fonds destinés à la paie. Face à cette situation, le CSP a donné des instructions formelles à Equity-BCDC pour procéder à l'apurement des salaires qui n'avaient été payés que partiellement.
Dans les territoires où les opérations demeurent difficiles, le comité souhaite également renforcer les mécanismes d'alerte et de communication. Une attention particulière a notamment été accordée à Dekese, où des retards de paiement continuent d'être enregistrés. Pour les situations concernées, le CSP a demandé à Equity-BCDC de retourner les fonds au Trésor public afin qu'ils puissent être réorientés vers des opérateurs disposant de capacités opérationnelles davantage adaptées aux réalités des zones concernées.
Le comité a par ailleurs insisté sur le respect des procédures d'identification des bénéficiaires et sur le maintien des contrôles requis. Il a encouragé les opérateurs à éviter les paiements manuels ou par procuration, jugés contraires aux principes de la bancarisation. Le CSP a également appelé à une meilleure disponibilité des liquidités auprès des points et agents bancaires déployés sur le terrain, afin de faciliter le retrait des rémunérations par les bénéficiaires lorsque cela est nécessaire.
À l'issue de ces échanges, un mécanisme de suivi a été mis en place pour accélérer le traitement des dossiers. À travers cette démarche, le CSP dit vouloir améliorer la coordination entre les services utilisateurs du personnel de l'État et les opérateurs de paie, notamment les banques, institutions de microfinance et coopératives, afin de réduire les difficultés rencontrées par les agents et fonctionnaires et de sécuriser davantage le paiement des salaires sur l'ensemble du territoire national.