Par Serge Mavungu
Les compagnons d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba ont réagi, jeudi 17 septembre 2026, à la marche organisée le 15 septembre dernier par la Coalition pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64).
Lors d’un point de presse, ils ont estimé que cette mobilisation n’avait pas atteint les objectifs affichés par ses organisateurs. Ils critiquent notamment la stratégie adoptée par la C64 et contestent la portée de sa mobilisation.
La marche du 15 septembre était notamment présentée comme une opposition à la loi portant organisation du référendum, au changement de la Constitution et à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Sur la question du référendum et de la Constitution, les compagnons d’Étienne Tshisekedi défendent, pour leur part, le principe d’un changement de la Loi fondamentale. Ils considèrent cette réforme comme une étape devant permettre à la République démocratique du Congo d’entrer dans une nouvelle séquence institutionnelle.
Concernant l’éventualité d’un troisième mandat présidentiel, ils estiment que cette question relève du peuple congolais et ne saurait être tranchée par la seule C64.
Les compagnons d’Étienne Tshisekedi reprochent également aux organisateurs de la marche des incidents qu’ils affirment avoir constatés durant la mobilisation, notamment des actes de violence, des attaques contre certains postes de police et des cas de dépouillement de commerçantes. Ils dénoncent aussi l’utilisation, selon eux, d’images sorties de leur contexte pour illustrer la mobilisation.
Sur le plan politique, ils saluent par ailleurs la décision du président Félix Tshisekedi d’avoir permis la tenue de la marche. Ils apportent également leur soutien à l’initiative du chef de l’État en faveur d’un Dialogue national inclusif.
Les compagnons d’Étienne Tshisekedi annoncent enfin leur participation à la marche prévue le 22 septembre prochain avec l’UDPS/Tshisekedi. Cette mobilisation doit notamment porter sur le soutien aux institutions établies, à la loi sur le référendum, au changement de la Constitution et au Dialogue national inclusif.