Dialogue national : l’APRHEKO soutient l’appel de Félix Tshisekedi et s’oppose à la participation de ceux qui ont choisi la voie des armes

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Par Serge Mavungu

L’Alliance panafricaine pour la renaissance de l’héritage du Congo (APRHEKO) apporte son soutien à l’appel lancé par le président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur d’un dialogue national. L’organisation a exprimé sa position lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, tout en marquant sa désapprobation à l’égard d’une éventuelle participation au processus de ceux qui ont choisi la voie des armes.

Prenant la parole en premier, Ngwemi Maniongo Julien, secrétaire général de l’APRHEKO, a présenté la ju vision de l’organisation, fondée notamment sur la valorisation de l’héritage historique, culturel et linguistique du royaume Kongo. Il a particulièrement évoqué l’« arbre à palabres », une tradition de concertation permettant aux communautés de se réunir, d’échanger et de rechercher ensemble des solutions aux différends.

Pour le secrétaire général de l’APRHEKO, cette référence culturelle traduit la place que l’organisation accorde au dialogue dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale. Il a insisté sur la nécessité de préserver la mémoire collective, de promouvoir les langues et traditions et de transmettre ces valeurs aux jeunes générations.

Ngwemi Maniongo Julien a également replacé la question du dialogue dans le contexte des différentes crises qui ont marqué la République démocratique du Congo, notamment les conflits armés et leurs conséquences sur les populations. Selon la position défendue par l’APRHEKO, les différends politiques et sociaux doivent être abordés autour d’une table de discussion plutôt que par le recours à la violence armée.

Dans la même perspective, Maître Iboula Doudou, deuxième vice-président de l’APRHEKO, a insisté sur la nécessité d’un dialogue réunissant les différentes composantes de la société congolaise. Il a notamment cité la société civile, les jeunes, les femmes, les communautés religieuses et culturelles ainsi que les acteurs économiques et les différentes sensibilités politiques.

Cette ouverture ne signifie toutefois pas, selon l’APRHEKO, que ceux qui ont pris les armes doivent être considérés comme des acteurs politiques au même titre que les autres composantes appelées à participer au dialogue. L’organisation distingue ainsi la participation des forces vives de la nation du recours à la violence armée comme moyen de revendication.

De son côté, Nsololo Matutala Joseph, président du Conseil d’administration centrale de l’APRHEKO, a réaffirmé l’adhésion de l’organisation à l’initiative de dialogue portée par Félix Tshisekedi.

S’appuyant à son tour sur la tradition de l’« arbre à palabres », il a présenté le dialogue comme un cadre pouvant contribuer à réparer les fractures sociales, à rapprocher les communautés et à favoriser la recherche de solutions dans un esprit de respect et de fraternité.

Le président de l’APRHEKO a appelé les différentes composantes de la société à privilégier la concertation et à participer à cette démarche dans un esprit de responsabilité, tout en se démarquant de la logique de confrontation armée.

Les intervenants ont également mis en avant le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, ainsi que la nécessité de protéger les enfants et de préparer les jeunes générations à devenir des acteurs de la cohésion sociale et de la reconstruction du pays.

À travers cette prise de position, l’APRHEKO affirme donc son soutien au dialogue national souhaité par Félix Tshisekedi, tout en défendant un processus dans lequel la recherche de solutions politiques ne passe pas par la légitimation de la prise d’armes.

"Unité, dignité, paix", a conclu l’organisation.

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Jeudi 17 septembre 2026 - 11:11