Par Don Benjamin Makolo
Dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux, le Président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a livré une déclaration marquante sur les relations historiques entre la République démocratique du Congo (RDC) et son pays. Répondant à la question d’une journaliste, le chef de l’État burundais a utilisé une image forte pour illustrer la profondeur des liens entre les deux nations voisines.
« Moi, pour décrire la relation entre le Burundi et le Congo, je fais l’image d’un arbre avec l’écorce. Vous ne pouvez pas séparer l’écorce et l’arbre. Si vous les séparez, ils sécheront », a-t-il affirmé.
À travers cette métaphore, le président burundais a voulu souligner l’interdépendance historique, culturelle et humaine entre les deux pays. Il a rappelé que la RDC et le Burundi partagent un passé colonial similaire, ayant connu les mêmes puissances coloniales et une histoire administrative autrefois liée.
« Le Burundi et la RDC partagent d’abord une même histoire. Nous avons connu les mêmes colons », a-t-il ajouté.
Poursuivant son propos, Évariste Ndayishimiye a évoqué l’organisation territoriale de l’époque coloniale pour illustrer cette proximité historique.
« D’ailleurs à cette époque, Bujumbura était la capitale du Rwanda, du Burundi et de l’Est de la RDC. C’était trois pays avec l’Est du Congo avec comme capitale Goma, le Rwanda avec Kigali et le Burundi, capitale Gitega. Mais Bujumbura était la capitale de nous tous », a-t-il déclaré.
À travers ces propos, le président burundais met en avant une vision d’un destin commun entre les peuples burundais et congolais, insistant sur la solidarité naturelle qui découle de cette histoire partagée.
« Donc, la RDC et le Burundi partagent la même histoire. Ce qui fait que si le Congo souffre, le Burundi aussi souffre avec lui. Il est difficile de les séparer », a-t-il conclu.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional où les questions de coopération sécuritaire, économique et diplomatique entre pays des Grands Lacs restent au cœur des enjeux, renforçant l’importance des liens historiques souvent évoqués par les dirigeants de la région.