Par Serge Mavungu
L’Union nationale des cameramen du Congo (UNCC) appelle les autorités congolaises à intervenir en faveur de deux de ses membres détenus à Durban, en République d’Afrique du Sud, alors qu’ils s’y trouvaient dans le cadre d’une mission officielle de la République démocratique du Congo.
Dans une signée par Merlin Kambahua, l’UNCC indique que les deux professionnels de l’image faisaient partie de la délégation du ministère de la Défense nationale, dans le cadre de la participation du ministre de la Défense aux activités liées au sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
L’organisation professionnelle exprime sa profonde préoccupation face à cette situation et appelle les autorités congolaises à tout mettre en œuvre afin de parvenir à une issue rapide, juste et conforme aux intérêts de la RDC.
Selon l’UNCC, les deux cameramen demeurent privés de leur liberté par la justice sud-africaine. Leur dossier aurait par ailleurs été fixé devant une juridiction sud-africaine, avec un procès susceptible de se tenir dans les heures qui suivent.
Cette évolution préoccupe particulièrement l’organisation, d’autant plus qu’une note diplomatique aurait déjà été adressée par le ministère des Affaires étrangères de la RDC aux autorités sud-africaines. Le ministère de la Défense nationale aurait également entrepris des démarches en faveur de ses deux collaborateurs.
Face à cette situation, l’UNCC demande au gouvernement congolais de mobiliser la diplomatie au plus haut niveau, notamment à travers le ministère des Affaires étrangères et la représentation diplomatique de la RDC en Afrique du Sud, afin d’obtenir une clarification officielle de la situation juridique des deux cameramen et de favoriser un règlement rapide de cette affaire.
L’organisation appelle également les autorités à veiller à ce que les deux professionnels bénéficient d’une assistance consulaire et juridique appropriée, ainsi que de toutes les garanties procédurales prévues par le droit sud-africain et les instruments internationaux applicables.
L’UNCC souhaite, par ailleurs, que les éventuelles responsabilités dans la préparation de cette mission soient établies, notamment en ce qui concerne les accréditations et les formalités administratives, afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.
Elle préconise enfin la mise en place d’un mécanisme permanent de protection, d’accompagnement et de coordination au profit des professionnels congolais de l’image et des médias appelés à effectuer des missions officielles à l’étranger.
L’Union nationale des cameramen du Congo affirme qu’elle restera attentive à l’évolution de la situation et appelle à une mobilisation diplomatique immédiate afin que les deux professionnels puissent retrouver leurs familles et leurs collègues dans les meilleurs délais.