100 jours du gouvernement Sama : l’ONG HRW dresse un bilan peu reluisant avec les arrestations arbitraires

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Bavures policières
Bavures policières

Par G.T

Le gouvernement Sama totalise 100 jours depuis son investiture au niveau du parlement. Les réactions sont très mitigées à propos du bilan.   Pour l’ONG Human Rights Watch le bilan est peu reluisant avec les arrestations arbitraires des politiques et des activistes.  

 « Il est pourtant difficile de parler des changements concrets. Il y a eu des annonces, des volontés exprimées  mais la réalité peine à en refléter l’impact. On continue à enregistrer les arrestations arbitraires des acteurs politiques, des activistes. Les agents de l’ANR sont utilisés pour les interrogatoires, les arrestations », Thomas Fessy, chercheur de HRW.

S’exprimant au nom de son organisation, Thomas Fessy reconnait tout de même la volonté manifestée par les nouveaux dirigeants pour le changement. Thomas Fessy s’inquiète par ailleurs de la lenteur de la justice dans plusieurs dossiers.  

« Les enquêtes contre les auteurs de menaces se font rares. Les abus ont été commis dans le cadre des mesures contre la Covid-19  L’insécurité dans les provinces en état de siège ne faiblit pas. Une volonté de remédier aux conditions carcérales, par exemples. De manière globale le concret se fait attendre », a-t-il conclu.

Constitué de 56 personnes, le gouvernement Sama a prévu de s’attaquer  principalement sur la restauration de la sécurité dans la partie orientale du pays. Construire un État fort, prospère et solidaire entre 2021 et 2023, c’est le titre du programme de 64 pages déposé le 20 avril dernier au bureau de l’Assemblée nationale. Il s’appuie sur 15 piliers et 62 axes, déclinés en actions à mener.