Kongo-Central: le VPM Aselo induit en erreur, le conseil d’Etat appelé à rétablir Atou Matubuana !

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Félix Vunduawe Te Pemako, Premier président du conseil d'État [Photo d'illustration]
Félix Vunduawe Te Pemako, Premier président du conseil d'État [Photo d'illustration]

Par Jean-Chrisostome Luntadila

Sauf imprévu, c'est ce vendredi 24 septembre 2021 que le Conseil d’Etat doit aider le Vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité d’emprunter la voie de la légalité.

La dernière déclaration de Daniel Aselo imposant l’élection d’un nouveau gouverneur à la tête de la province du Kongo Central énerve les décisions de justice prises il y a de cela deux ans, au lendemain d’une plénière frauduleuse tenue par un groupe des députés dans un hôtel de Matadi.

Les conseillers de la République qui ont pris l’affaire en délibéré après sa première audience dans l’affaire qui oppose le gouverneur Atou Matubuana à Daniel Aselo et consorts, tenue le 17 septembre 2021.

Atou Matubuana pris en étau !

Pendant que le gouverneur venait de lancer les grands travaux de réhabilitation des routes à impact visible, l’Inspection générale des finances va accuser Atou Matubuana à la cour de cassation d’être auteur du détournement des fonds. Subitement, trois des proches du gouverneur sont mis aux arrêts 48 heures après le communiqué de l’IGF. Se trouvant encore à Mbanza Ngungu où les travaux de bétonnage de plus de 4 kilomètres de route s’exécutent, Matubuana Nkuluki est surpris de l’annonce de sa destitution par le VPM de l’intérieur et sécurité.

Le jour suivant, c’est une convocation manu militari du parquet général près la cour de cassation qui décide de l’entendre. Peu importe l’endroit où il se trouve, le parquet mentionne qu’il pourra utiliser tous les moyens de contraindre Matubuana à comparaître devant son office.

Un jeu politique amateur !

Tous les Né-Kongo sont au courant d’un plan anti Matubuana activé depuis que le gouverneur avait pris l’option d’accompagner la vision du président de la République Félix Tshisekedi. Alors au Pprd et membre de la défunte coalition FCC-CACH, le gouverneur se trouvait dans l’impossibilité politique de bloquer le décollage de sa province afin de soulever la colère de la population de ce coin du pays. Beaucoup d’autres gouverneurs avaient accepté de jouer à cette manœuvre, mais Matubuana avait dit non. A partir de la création de ce bloc, le numéro de la province va voir tous les projets favorables au développement de la province être bloqués au niveau de l’assemblée provinciale. Le président de l’organe délibérant va étouffer la gestion du gouverneur sans tenir compte de la souffrance du peuple qui les a élu. Grâce à la vigilance et la maturité du peuple Kongo, la première tentative de destitution de Atou va donc échouer après un vote serré.

Toujours invaincu, le gouverneur fait face à la deuxième motion de défiance six mois après l’échec de la première. Un forcing va intervenir après plusieurs tentatives d’echec, c’est alors qu’un groupe de députés provinciaux, incapables de déchoir le gouverneur dans le lieu indiqué, vont s'offrir une plénière à huis clos à l’hôtel Bilolo, à Matadi, auberge appartenant à un proche du président de l’assemblée, pour manger celui qui était devenu à leurs yeux comme adversaire politique.

Seule la sagesse a conduit la province du Kongo Central à opérer un choix entre une assemblée provinciale dirigée par défi et par procuration, et un gouverneur pétri de volonté de développer la province. Ce blocage devenu insupportable va pousser la majorité des députés provinciaux de prendre conscience ainsi chasser tout fauteur en eau trouble. Anatole Matusila, président de l’assemblée provinciale, qui avait trouvé refuge à Kinshasa étouffant toute convocation des plénières  sera lui-même déchu et remplacé immédiatement par Jean-Claude Vuemba. C’est alors qu’une année plus tard, la province renaît avec l’exécution des plusieurs travaux dont la finition de la construction du stade Lumumba de Matadi.

Pince sans rire, ce même bloc revient encore à la manœuvre et espère bien trouver leur bouc émissaire: Daniel Aselo. Le VPM de l’intérieur et sécurité est poussé à prendre une décision par un arrêt inexistant et une plénière frauduleuse dont l’arrêt de la cour de cassation l’a botté en touche. Un juriste de la trempe de Daniel Aselo ne pourra jamais se laisser manipuler tous les jours, même dans un rêve. La population estime qu’il n’est pas tard pour le gestionnaire des provinces du Congo de revenir sur sa décision.

A qui profite l’échec de la province du Kongo-Central ?

Les ennemis de la province du Kongo Central sont aussi Né Kongo.  A la différence des autres, ils sont animés d’un esprit divisionniste et machiavélique prêt à jeter la province dans une crise multiforme. La province qui attend beaucoup en termes de rétrocession due aux provinces grâce ses ressources naturelles dont elle regorge, ne peut jamais accepter de sombrer dans l’instabilité. Une telle initiative viserait à ignorer les efforts déjà entrepris par le chef de l’Etat pour honorer la province de Simon Kimbangu longtemps négligée.

En effet, la province du Kongo Central fait encore parler d’elle depuis l’arrivée au pouvoir d’un président qui espère au décollage de toutes les provinces. La province, à ce jour, est mieux représentée dans l’équipe gouvernementale du premier ministre Sama Lukonde. Tout acte de sabotage des énergies mises ensemble pour sortir la province de sa tanière, mérite d'être repoussé jusqu’à son dernier retranchement.