États généraux sur la corruption en RDC : l'APLC propose quelques solutions pour contrer ce phénomène qui gangrène !

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Le coordonnateur de l'Agence de prévention et de lutte contre la corruption, Thierry Mbulamoko
Le coordonnateur de l'Agence de prévention et de lutte contre la corruption, Thierry Mbulamoko

Par Stella Ungaro

Le Coordonnateur de l’Agence de Prévention et de lutte contre la Corruption a pris la parole ce mercredi 20 octobre 2021 à l’occasion des états généraux sur la corruption en RDC.

Thierry Mbulamoko a dans son allocution,  présenté cette institution créée il y a bientôt 5 mois. Il a mis en exergue les missions dévolues à cette agence placée directement sous l’autorité de la Présidence de la République et qui travaille en collaboration avec les différentes institutions, services, organismes, associations, partenaires et personnes physiques opérant au niveau local et international avec les missions similaires ou intervenant dans le champ de ses compétences.

Dans son speech, le patron de l’APLC a donné une dizaine des pistes de solutions pour pallier aux facteurs favorisant l’existence de la corruption en RDC.

Parmi ces pistes de solutions, il y a notamment: le renforcement des sanctions en matière de corruption et de manquements à la déclaration de patrimoine, le renforcement des capacités des organes chargés des investigations anti-corruption et anti-blanchiment des capitaux, l’amélioration de la transparence et de la performance des marchés publics, en cernant et rétrécissant l’étendue des risques de corruption, en en Assurant une traçabilité́ totale des processus et des information de gestion.

Se référant à la vision du Chef de l’Etat de mettre en place un guichet unique en cheminant vers la création d’une autorité́ de revenus regroupant toutes les régies financières existantes, Thierry Mbulamoko a fait remarquer que l’agence s’est approchée de la Banque Centrale du Congo, « Parce qu’au-delà̀ des constats, il faut agir, l’APLC s’est approché par exemple de la Banque Centrale afin de lui présenter des pistes de solutions.

1. Filtrage de tous les flux financiers;

2. Monitoring des flux dans au sein du Mobil Money, des flux transactionnels, des messageries financières, dans le but de lutter contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et des infractions y assimilées.

D’où, l’identification de quelques actions prioritaires telles que:

1. Renforcer l’intégrité et l’éthique dans la gestion des aires protégées et la protection du Bassin du Congo dans le cadre d’exploitation illicite de nos minerais afin de lutter contre le financement du terrorisme;

2. Tracer des grumes et essences rares dans le domaine de l’exploitation forestières, mais aussi sur les espèces animales et végétales;

3. Elargir la nomenclature des minerais à certifié;

4. Numériser et digitaliser le cadastre foncier, par exemple la République Démocratique du Congo, ne devrait plus avoir d’immeuble orphelin.

A cet effet, il a lancé un vibrant appel aux magistrats de la RDC.

« J’insisterai cependant, permettez-le-moi, sur la première mesure qui reste le respect de l’Etat de droit, il doit à tous les niveaux être notre guide.

A ce sujet, je lance un appel solennel à tout le personnel de l’appareil judiciaire du pays, spécialement aux Magistrats qui doivent, en toutes circonstances, rendre une justice juste et équitable et intègre, exempte de tout acte de corruption » a t-il renchéri.

Pour ce faire, il a recommandé une mise à disposition des moyens adequats à la justice pour faire son travail.

Cependant,  l’APLC fonde son champs d’actions sur deux axes la repression et la prévention. Ce qui justifie des actions de sensibilisation qui viseront particulièrement les familles, cellules de base de la société et tous les secteurs sociaux, les confessions religieuses et le secteur éducatif.

Dans ce cadre justement, « l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption a par ailleurs dans ce sens, initié un projet pédagogique en collaboration avec l’UNESCO et qui vise l’intégration de cours de lutte contre la corruption afin de préparer les générations futures à bâtir l’Etat de droit, voulu par le Chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo » a ajouté Thierry Mbulamoko.

Pour lui, Au-delà de la prévention, il est impérieux de renforcer le cadre légal et institutionnel de lutte contre la corruption. Cela requiert de revisiter notre arsenal juridique et institutionnel de lutte contre la corruption et de mettre en place d’autres mécanismes et moyens plus adaptés à la mutation du phénomène de la corruption, avec des sanctions plus dissuasives.

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