Procès Chebeya-Bazana : les Organisations des droits humains haussent le ton avant le verdict attendu ce 25 mars

Catégorie
Image
Photo de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, activités des droits de l'homme tués en 2010
Photo de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, activités des droits de l'homme tués en 2010

Par Stella Ungaro

Les Organisations des Droits Humains attendent ce 25 mars 2022, le verdict imminent dans le procès Chebeya/Bazana.

Parmi elles, figurent l'(Asadho), Association Africaine des Droits de l'Homme, le Groupe Lotus, (GL), ainsi que la Ligue des Électeurs, (LE) qui en appellent à la comparution des toutes personnes citées durant la réouverture du procès notamment le général John Numbi en fuite et considéré comme commanditaire du double assassinat-Chebeya/Bazana.

Dans une déclaration conjointe, ces ODH sont largement revenues sur les conditions dans lesquelles le procès s'est déroulé depuis le début de cette affaire.

"Jusqu’à présent, et plus de onze ans après les faits, seul un simulacre de procès avait eu lieu : sur huit policiers poursuivis en première instance, cinq avaient été condamnés, le 23 juin 2011, par la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, avant d’être acquttés en appel pour quatre d’entre eux et voir sa peine allégée pour le cinquième, le colonel Daniel Mukalayi, le 17 septembre 2015. Depuis lors, les familles des victimes et les organisations de la société civile Congolaise attendent toujours que justice soit enfin rendue."

Toutefois, les avocats des parties civiles ont déposé, le 16 mars 2022, une demande de révocation de John Numbi des Forces Armées Congolaises afin que la Haute Cour militaire puisse être à même de le juger dans le cas où il serait appréhendé.

"En effet, étant toujours général de l’Armée Congolaise,il est actuellement trop gradé pour que les juridictions militaires puissent le juger, aucun magistrat n'ayant un grade supérieur au sien," peut-on lire entre les lignes de la déclaration conjointe signée par 3 Organisations des Droits Humains.