Justice- Serment de 53 magistrats : l'ACAJ recommande au Chef de l'État de veiller à la dotation financière de la Cour des Comptes pour l'accompagnement de ses missions

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Le président Félix Tshisekedi pose avec les hauts magistrats de l'ordre judiciaire et administratif en présence du premier ministre Sama Lukonde ainsi que de son directeur de cabinet, Guylain Nyembo
Le président Félix Tshisekedi pose avec les hauts magistrats de l'ordre judiciaire et administratif en présence du premier ministre Sama Lukonde ainsi que de son directeur de cabinet, Guylain Nyembo

Par la rédaction

L'Association congolaise pour l'accès à la justice ( ACAJ) recommande au président Félix Tshisekedi de veiller à la dotation financière de magistrats de la Cour des Comptes pour l'accompagnement de ses missions. l'ONG ACAJ félicite de ce fait le Chef de l'État pour avoir rendu cette juridiction financière opérationnelle dans la lutte contre la corruption. Au total, 53 magistrats ont prêté serment. Il s’agit de Premier Président, Procureur Général, neuf (9) présidents de chambres, huit (8) conseillers maîtres et trente-quatre (34) conseillers référendaires.

Dans un communiqué rendu public à la presse dont une copie nous est parvenue l'ACAJ souligne le fait qu'ne cinquantaine 
d’entr’eux attendaient cette prestation de serment depuis 2018.

" La Cour des comptes dispose d’un pouvoir général et permanant de contrôle de la gestion des finances, des biens et des comptes du pouvoir central, de la province, de l’entité territoriale décentralisée et de ses organismes auxiliaires ainsi que de toute 
personne de droit public ou privé bénéficiaire d’un concours financier de l’Etat ainsi 
qu’à toute personne qui se serait ingérée dans le maniement des fonds, valeurs et biens 
publics sans en avoir la qualité (1), " a rappelé Me Georges Kapiamba, Président de 
l’ACAJ. 

Et de poursuivre : " Elle est compétente pour juger et condamner les auteurs d’indiscipline budgétaire et financière ainsi que celui d’une gestion de fait c’est-à-dire toute immixtion d’une personne sans qualité ni mandat dans la gestion des deniers, valeurs et biens publics. Le Procureur défère à la Cour toute opération présumée constitutive de gestion de fait 
à son initiative ou sur dénonciation notamment des tierces personnes (2), a-t-il ajouté.

Me Georges Kapiamba indique par ailleurs que désormais, un conseiller financier d’un ministre qui se mêlerait de la manipulation de 
l’argent alloué au cabinet en lieu et place d’un comptable public se verra poursuivi et 
condamné entend que comptable de fait.

Enfin, L’ACAJ recommande à la Cour des Comptes, de s’assurer rigoureusement du bon emploi de l’argent public, veiller sur les biens meubles et immeubles de l’Etat et 
rétablir ce dernier dans ses droits en ce qui concerne les biens spoliés ; et suivre la 
politique gouvernementale en ce qui concerne l’octroi des concessions minières, 
pétrolières, gazières et forestières.