Par Gratis Makabi
Un an après la décision du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, la Cour de cassation a rouvert l'affaire Moussa Mondo, ancien vice-ministre des Hydrocarbures, ce lundi 11 août 2025. La séance a débuté l'après-midi.
La Haute Cour a examiné la légalité de la condamnation à 20 ans par le Tribunal de Grande Instance de la Gombe face aux éléments présentés par l’inculpé. Moussa Mondo a été accusé d’avoir tué son épouse, Alisa Khadidja, après l’avoir passé à tabac, ce que le prévenu n’a pas reconnu jusqu’à ce jour.
La Cour de cassation de la RDC a demandé aux avocats de Moussa Mondo, condamné au premier degré à 20 ans de prison pour le meurtre de son épouse, d’apporter de nouvelles preuves prouvant l’innocence de leur client, lors de l’audience d’ouverture du procès en révision.
"Nous sommes en matière de révision. Vous devez apporter des preuves qui doivent détruire les premières preuves, au lieu de parler des déclarations du père qui est loin du pays et qui n’était pas là au moment du décès de sa fille", a éclaré le juge président.
De leur côté, les avocats de Moussa Mondo ont dénoncé un complot des adversaires politiques de leur client, et ont introduit une requête de mise en liberté provisoire.
"Nous avons eu à constater des éléments nouveaux. Et quand on nous a dit que monsieur Moussa Mondo etait poursuivi en procédure de flagrance, étant donné que l'article 5 de la loi qui organise la flagrance veut que les preuves de l'infraction soient présentéss, mais à ces jours, nous nous retrouvons en faute des éléments de preuve qui devait faire le jugement du premier juge", a déclaré Me Kalengi, un des avocats du prévenu Moussa Mondo.
Un rapport des médecins et la déclaration du père de la défunte ont constitué des preuves apportées par les avocats du prévenu.
"Le rapport des médecins et la déclaration du père de la défunte sont les moyens que nous sommes venus présenter auprès de votre Haute Cour en procédure de révision, afin que notre client soit rétabli dans ses droits", a ajouté Me Kalengi, un des avocats du prévenu.
Pour rappel, Moussa Mondo a été jugé en procédure de flagrance, au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, avant sa condamnation de 20 ans de servitude pénale, le 16 avril 2024, pour "coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort" de son épouse de nationalité malgache, Alisa Khadidja.