Par Prosper Buhuru
Coup de théâtre ce vendredi à la Haute Cour militaire : alors que le verdict était attendu dans le procès de l’ancien Président Joseph Kabila, jugé par défaut pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et crimes contre l’humanité, les juges ont ordonné la réouverture des débats.
La Cour a ainsi accédé à la demande de la partie civile, représentée par la République démocratique du Congo, qui sollicite l’audition de nouveaux témoins.
"Trois témoins viendront retracer devant la Haute Cour les personnalités et les comptes bancaires par lesquels transitent le financement du M23-AFC par le prévenu Kabila, ainsi que la réalité du fait qu’un étranger a dirigé ce pays pendant 18 ans", a déclaré Me Richard Bondo, avocat de la RDC.
Cette décision marque un nouveau rebondissement dans une affaire hautement sensible, où Joseph Kabila est accusé d’avoir soutenu, en complicité avec le Rwanda, le M23-AFC, responsable de graves exactions dans l’est du pays.
La suspension du verdict ouvre désormais la voie à un procès prolongé, où les révélations attendues des témoins pourraient peser lourdement sur l’issue finale.
La prochaine audience dans cette affaire est fixée au 19 septembre 2025.