Par Prosper Buhuru
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko, a salué, ce mardi 27 janvier 2026, l’arrêt rendu en flagrance par la Cour d’appel du Haut-Katanga, condamnant trois hauts magistrats de la Cour d’appel de Tanganyika et un opérateur économique de Kalemie pour faits de corruption.
Dans un communiqué, le ministère de la Justice précise que cette décision judiciaire s’inscrit dans le cadre de l’exécution des instructions fermes du Président de la République, Félix Tshisekedi, et de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, relatives à la lutte contre la corruption, les antivaleurs et l’impunité.
Les quatre prévenus étaient poursuivis dans une affaire de tentative de viol ayant donné lieu, selon l’accusation, à un aménagement illégal de la peine à la suite d’actes de corruption. À l’issue du procès, les trois magistrats mis en cause ainsi que le commerçant accusé de corruption ont été reconnus coupables et condamnés à des peines de servitude pénale principale.
La Cour a également prononcé des peines complémentaires, notamment des amendes, l’interdiction d’exercer les droits civiques ainsi que l’interdiction d’accès aux fonctions publiques, marquant ainsi la gravité des faits reprochés aux condamnés.
Pour le ministre de la Justice, ces condamnations constituent un signal fort dans la lutte contre l’impunité et traduisent la volonté des autorités de mettre fin au règne des « intouchables » au sein de l’appareil judiciaire et administratif. Il a rappelé que la justice doit s’appliquer de manière équitable, sans distinction de statut social ou de position professionnelle.
Cet arrêt de la Cour d’appel du Haut-Katanga est présenté par le ministère comme une avancée majeure vers l’instauration d’un État de droit effectif en République démocratique du Congo, où la loi s’impose à tous, riches comme pauvres, puissants comme citoyens ordinaires.