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Création du Tribunal pénal économique et financier : le ministre de la Justice salue une avancée majeure pour l’État de droit dans la réforme du système judiciaire

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Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa [photo d'illustration]
Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a salué la promulgation par le Président de la République de l’ordonnance-loi portant création du Tribunal pénal économique et financier. Dans une déclaration rendue publique le 15 mars 2026 sur son compte X, le ministre a qualifié cette décision d’étape importante dans le processus de consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Selon le garde des Sceaux, cette ordonnance-loi constitue l’un des jalons majeurs du mandat du chef de l’État dans la réforme du système judiciaire et dans le renforcement des mécanismes de lutte contre les crimes économiques. Il estime que l’institution de ce tribunal spécialisé permettra de mieux répondre aux défis liés à la corruption et aux infractions financières qui affectent la gestion des ressources publiques.

Le ministre a également rappelé que dès sa prise de fonctions, le président de la République lui avait confié la mission de mener à son terme un processus qui avait été à plusieurs reprises ajourné. Ce projet avait notamment connu plusieurs blocages aussi bien au Parlement qu’au Conseil des ministres, retardant ainsi sa concrétisation.

Pour aboutir à un texte plus solide, le projet initial a été entièrement repensé, a expliqué le ministre. Cette révision visait à assurer une conformité totale avec les engagements internationaux de la République démocratique du Congo ainsi qu’avec les meilleures pratiques reconnues à l’échelle internationale en matière de lutte contre la corruption.

Le texte finalement promulgué est le fruit d’un travail conjoint impliquant plusieurs institutions de l’État. Le ministre a précisé que sa finalisation a résulté d’une collaboration étroite entre la Présidence de la République, la Primature, le Secrétariat général du Gouvernement ainsi que son cabinet.

Ce processus a également bénéficié de l’accompagnement de plusieurs partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). Leur appui a contribué à renforcer la qualité du texte et à l’aligner sur les standards internationaux en matière de gouvernance et de transparence.

Pour Guillaume Ngefa, cette avancée marque une étape déterminante dans le renforcement du dispositif national de prévention et de répression de la corruption et de la prédation financière. Il a par ailleurs indiqué que cette réforme sera prochainement consolidée par l’adoption de deux projets de loi supplémentaires portant respectivement sur la lutte contre la corruption et sur la prévention des conflits d’intérêts.

Le ministre a enfin salué le leadership de la Première ministre et son accompagnement constant durant tout le processus ayant conduit à l’aboutissement de ce texte qu’il considère comme fondamental pour l’État de droit en République démocratique du Congo.

Lundi 16 mars 2026 - 08:59