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Tanzanie : le Gouvernement congolais encourage un retour volontaire des réfugiés du camp de Nyarugusu

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La ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaiba, dans un meeting adressé aux réfugiés congolais en Tanzanie [photo d'illustration]
La ministre des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaiba, dans un meeting adressé aux réfugiés congolais en Tanzanie [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

En mission au camp de Rugusha en Tanzanie, la ministre d’État en charge des Affaires sociales, de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Ève Bazaiba, a tenu un meeting adressé aux réfugiés congolais. Elle leur a transmis le message du chef de l’État Félix Tshisekedi, mettant en avant la priorité du gouvernement : assurer le bien-être de chaque Congolais, où qu’il se trouve.

Au cœur de son discours, la ministre a insisté sur l’importance du retour volontaire, un processus appelé à être accompagné par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). « Le HCR viendra ici vous chercher, vous identifier pour un retour volontaire. Chacun doit rentrer chez lui là où il est venu, mais avant tout il faut qu’il y ait la paix partout », a déclaré Ève Bazaiba, réaffirmant les efforts du gouvernement pour restaurer la sécurité dans les zones affectées.

Elle a rappelé que le président Tshisekedi et son gouvernement multiplient les initiatives pour ramener la paix, condition essentielle pour permettre aux réfugiés d’envisager un rapatriement dans la dignité. « Un retour volontaire des réfugiés est encouragé », a-t-elle souligné, tout en reconnaissant que la stabilité demeure la principale attente des familles concernées.

Ouvert depuis 30 ans, le camp de Nyarugusu dans la province tanzanienne de Kigoma continue d’accueillir une majorité de réfugiés venus de la République démocratique du Congo. Il abrite aujourd’hui 174 000 personnes, dont 86 918 Congolais, 45 346 Burundais et 96 autres ressortissants de divers pays. Ève Bazaiba devient ainsi la première autorité congolaise à visiter ce camp emblématique.

Les échanges qu’elle a eus avec les réfugiés ont été marqués par un message clair : la plupart se disent disposés à rentrer en RDC, mais uniquement si la paix revient durablement dans leurs régions d’origine. « Nous sommes prêts pour rentrer, mais à une condition : le retour de la paix », ont-ils confié à la ministre, témoignant d’un désir profond de retrouver leur terre natale.

La visite de la délégation gouvernementale intervient dans un contexte difficile. Au camp de Nyarugusu, les conditions de vie se détériorent en raison du retrait de certains donateurs, notamment les États-Unis. Cette baisse de financement menace directement plusieurs services essentiels, au point que l’organisation de l’Exetat pourrait ne pas être assurée cette année pour les élèves congolais.

Au cours de son passage, Ève Bazaiba a visité l’école primaire SIFA, qui accueille de nombreux enfants congolais. Cette étape a permis de constater les besoins croissants en matière d’éducation et de soutien humanitaire, renforçant ainsi l’urgence de solutions durables, dont le retour volontaire encadré reste l’un des axes prioritaires évoqués par Kinshasa.

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Mercredi 14 janvier 2026 - 10:07