Par Don Benjamin Makolo
La présence du ministre délégué à la Défense en charge des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe, sur le terrain à Kwamouth a marqué un tournant décisif dans le processus de pacification de cette région meurtrie par les violences intercommunautaires. En mission officielle de sensibilisation et de restauration de l’autorité de l’État, le membre du gouvernement a personnellement supervisé la reddition d’environ une centaine de miliciens Mobondo, venus déposer volontairement leurs armes auprès des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Parmi l’arsenal remis figurent des fusils d’assaut de type AK-47 ainsi qu’un lance-roquettes RPG-7, témoignant de l’intensité des affrontements qui ont longtemps secoué la zone. Cette avancée est largement attribuée aux démarches de dialogue, d’écoute et de fermeté engagées par le ministre sur place.
Au-delà de l’acte symbolique de la reddition, la mission d’Eliezer Ntambwe s’inscrit dans une stratégie de proximité : aller à la rencontre des communautés, parler directement aux jeunes enrôlés dans les milices et les convaincre d’abandonner la violence pour réintégrer la vie civile.
Lors de son adresse, le ministre a insisté sur la nécessité de mettre fin au cycle des représailles qui alimente le conflit depuis plusieurs années. Il a rappelé que la paix reste la seule voie pour reconstruire les villages touchés et permettre aux familles déplacées de regagner leurs terres.
Eliezer Ntambwe a aussi averti les instigateurs et commanditaires des violences que l’État ne restera pas passif face à toute tentative de déstabilisation. Tout en tendant la main aux combattants désireux de se rendre, il a réaffirmé la détermination du gouvernement à protéger les populations civiles.
Après l’étape de Kwamouth, le ministre a poursuivi sa mission de sensibilisation dans d’autres localités affectées, multipliant les échanges avec les autorités coutumières et les leaders communautaires pour consolider la dynamique de paix.
Dans une région où les discours officiels ont longtemps semblé lointains, la présence physique du ministre sur le terrain envoie un signal fort : celui d’un État qui s’implique directement pour ramener la sécurité.
Pour de nombreux habitants, cette reddition constitue non seulement un geste militaire, mais aussi un signe politique fort en faveur de la réconciliation. La mission d’Eliezer Ntambwe à Kwamouth pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle phase dans la stabilisation de cette partie du pays, où chaque arme déposée représente une vie potentiellement sauvée.