Par Serge Mavungu
PHC S.A. confirme le retrait volontaire de l’État congolais de son actionnariat. L’État n’ayant jamais libéré les fonds correspondant aux actions souscrites, il a notifié à la société son incapacité à honorer ses engagements financiers.
Dans un communiqué publié par son service de Communication, PHC S.A. apporte des précisions. L’entreprise affirme que l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif, faute d’apport en capital. Elle conteste donc toute idée de "bradage" ou de "vente" de parts.
"Prétendre qu'il y aurait eu vente des actions de l'État constitue une contre-vérité, dès lors que ces actions n'ont jamais été libérées", indique le communiqué.
PHC S.A. se dit étrangère aux débats politiques. L’entreprise, qui emploie plus de 11 000 salariés sous contrat direct, rappelle que 90% de ses effectifs travaillent dans les zones rurales de Mongala, Tshopo et Équateur.
Elle précise s’acquitter régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales. PHC S.A. rappelle que de telles allégations sont susceptibles de nuire à l’amélioration du climat des affaires promue par le président de la République, chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ainsi que par le Gouvernement de la République démocratique du Congo.
L’entreprise estime enfin que cette campagne "risque de compromettre la paix sociale" qui existe depuis des décennies entre PHC S.A., ses travailleurs et les communautés locales.