Vérité et réconciliation : Reçu au siège de l’USN par Mbata, l’Archevêque Dodo Kamba ne voit aucun inconvénient à rencontrer Nangaa à Goma !

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Au siège de l’Union Sacrée de la Nation, l’Archevêque Dodo Kamba (à droite) remet au secrétaire permanent de l’Union Sacrée (à gauche) les conclusions des experts du CIC pour un dialogue inclusif
Au siège de l’Union Sacrée de la Nation, l’Archevêque Dodo Kamba (à droite) remet au secrétaire permanent de l’Union Sacrée (à gauche) les conclusions des experts du CIC pour un dialogue inclusif

Par Gloire Balolage

Le président du Conseil interreligieux congolais (CIC), l’Archevêque Dodo Kamba, a indiqué qu’il n’excluait pas de se rendre à Goma dans le cadre de sa mission de consultations visant à préparer le dialogue national. Cette mission débute à Kinshasa, où l’Archevêque a été reçu par le secrétaire général de l’Union sacrée, André Mbata. À l’issue de cette audience, il a précisé devant la presse que la démarche du CIC pourrait s’étendre jusqu’à Goma afin d’inclure toutes les parties concernées dans les discussions, notamment les leaders de l’AFC/M23.

« C’est possible, notre démarche pourra s’étendre jusqu’à cette limite-là, c’est toujours possible. C’est notre rôle en tant que pasteurs de parvenir à cela, car il faut ramener tout le monde à la raison, c’est notre travail », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette rencontre à Kinshasa visait d’abord à présenter officiellement le Conseil interreligieux congolais et à informer son interlocuteur des initiatives portées par cette structure. L’Archevêque a également exposé un projet considéré comme préalable au dialogue, portant sur la mise en place d’une commission « Vérité et Réconciliation ».

Cette commission a pour mission de rapprocher les Congolais et de favoriser la cohésion entre les différentes composantes de la nation, tout en recherchant les responsabilités concernant les exactions commises dans le pays par divers acteurs.

Dodo Kamba a souligné que le rôle du CIC est de rapprocher les différents points de vue afin de créer un climat propice aux échanges entre les parties concernées. Il a rappelé l’importance d’une démarche inclusive impliquant l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile, et a plaidé pour la clémence ainsi qu’une mesure de grâce de la part du chef de l’État afin de contribuer à décrisper le climat sociopolitique.

Enfin, l’Archevêque a estimé que cette voie constitue la meilleure option pour rapprocher les sensibilités nationales et favoriser un dialogue constructif et inclusif, tout en ouvrant la possibilité de consultations dans d’autres provinces, dont Goma, pour renforcer l’unité nationale.

Mardi 10 février 2026 - 19:54