Par la Rédaction
Un important rassemblement de la Ligue des jeunes de la FIDEC s’est tenu, le weekend, au terrain Bouddha, dans la commune de N’djili (à Kinshasa), sous la houlette de son président national, Mardochée Nsele. Le méga-meeting a attiré une foule venue écouter un discours axé sur la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo et sur la « mission historique » attribuée au Président Félix Tshisekedi.
Dès le début de son intervention, Mardochée Nsele a abordé la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-kivu et du Sud-Kivu. Il a dénoncé les souffrances persistantes des populations civiles et insisté sur l’urgence de rétablir la paix.
« Nous voulons vivre dans la paix dans ce pays. La paix est difficile, mais elle est possible. Pendant que certains parlent, nos frères et sœurs meurent à l’Est. Qui va parler à notre place ? Qui va défendre la dignité du peuple congolais ? », a-t-il interpellé l’assistance.
Selon le responsable de la jeunesse de la FIDEC, Félix Tshisekedi représente aujourd’hui un espoir concret de retour à la stabilité.
« La mission de Félix Tshisekedi est plus grande que son mandat. Il a reçu une responsabilité devant l’histoire : ramener la paix dans l’Est et restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il affirmé, plaçant le chef de l’État au cœur de cette dynamique nationale.
Insistant sur le rôle central du peuple, Mardochée Nsele a rappelé que la souveraineté populaire reste l’arbitre ultime de l’avenir du pays.
« Il n’y a que le peuple qui peut trancher sur son avenir. La souveraineté populaire est plus forte que tout. Si le peuple estime que la paix doit primer, alors cette mission doit être menée à terme », a-t-il souligné.
Le meeting a également été marqué par une minute de silence en hommage aux Congolais victimes des conflits dans l’Est du pays. Mardochée Nsele a saisi l’occasion pour rendre hommage aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), saluant « le courage et le sacrifice de ceux qui défendent la patrie au prix de leur vie ».
Sur la question du dialogue politique, le président de la Ligue des jeunes a exprimé un certain scepticisme quant à son efficacité dans le contexte actuel de conflit.
« Le dialogue, dans une situation de guerre, ne peut pas être une solution durable s’il ne garantit pas la sécurité des populations. La priorité aujourd’hui, c’est la paix par la sécurité », a-t-il insisté.
Cet acteur politique, a appelé à la mobilisation continue des citoyens derrière le chef de l’État, soulignant le lien direct entre paix et développement.
« S’il y a la paix, il y aura le développement. Avec tout le potentiel que regorge ce pays, nous ne pouvons pas continuer à vivre dans la peur », a conclu Mardochée Nsele.