Par Patrick Kitoko
Lors d’un point de presse tenu récemment, l’autorité morale de l’AFDC-A -Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés-, Modeste Bahati Lukwebo, est montée au créneau pour défendre William Kazumba, directeur général de l’OGEFREM -Office de Gestion du Fret Multimodal-, suspendu de ses fonctions.
Au cours de cette rencontre avec la presse, le leader de l’AFDC-A a affirmé avoir examiné le rapport relatif à ce dossier et estime que le responsable de l’OGEFREM n’a commis aucune faute dans l’exercice de ses fonctions. Selon Modeste Bahati Lukwebo, William Kazumba aurait simplement refusé de se soumettre à des pressions qui l’auraient poussé à agir en dehors des procédures établies.
“J’ai eu le rapport sur ce dossier. Il a fait correctement son travail. On voulait lui forcer la main et, comme il est un homme de caractère et un homme juste, il a refusé de se compromettre parce que ce qu’on lui demandait ne respecte pas la procédure”, a-t-il déclaré.
L’autorité morale de l’AFDC-A s’est également exprimée sur le courrier ayant circulé dans les médias et qui serait à l’origine de la polémique. Il s’est interrogé sur la pertinence des accusations portées contre le directeur général suspendu.
“Quant au courrier qui a été publié dans les médias, mais quelle est cette entreprise qui ne peut pas contribuer au fonctionnement des services de sécurité ou soutenir les efforts de guerre ? Est-ce qu’on peut prendre cela comme une faute lourde pour suspendre et révoquer un mandataire ?”, a-t-il ajouté.
Au regard de ces éléments, Modeste Bahati Lukwebo a lancé un appel au président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, afin que William Kazumba soit rétabli dans ses fonctions à la tête de l’OGEFREM.
“Nous demandons au Chef de l’État de le rétablir”, a conclu le leader politique, estimant que la suspension du dirigeant de l’office public n’est pas justifiée au vu des faits présentés.
Cette prise de position relance le débat autour de la gestion de l’OGEFREM et du rôle de ses dirigeants dans le soutien aux institutions de l’État, dans un contexte national marqué par les enjeux sécuritaires et les efforts liés à la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo.