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Kinshasa : Alain Tshilungu annonce 2000 km de voirie dans cinq ans avec le programme « Kinshasa Ezo Bonga »

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Alain Tshilungu, ministre provincial des ITPR de Kinshasa [photo d’illustration]
Alain Tshilungu, ministre provincial des ITPR de Kinshasa [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

Le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) de Kinshasa, Alain Tshilungu, a récemment présenté le programme « Kinshasa Ezo Bonga » devant les étudiants de la Faculté polytechnique de Kinshasa, dans le cadre de la Plateforme d’échange et d’action pour la construction (PEAC), en annonçant un ambitieux plan de modernisation de la voirie urbaine de la capitale congolaise.

Devant un amphithéâtre plein, le ministre a détaillé les objectifs de ce programme destiné à réhabiliter et développer le réseau routier de Kinshasa, considéré comme l’un des principaux défis urbains auxquels fait face la mégapole congolaise.

Alain Tshilungu a indiqué que la capitale congolaise a connu une évolution notable de sa voirie ces derniers mois. Selon lui, la ville qui ne comptait que quatre kilomètres de routes revêtues a franchi la barre de plus de cent kilomètres en seulement dix-sept mois, soit une progression moyenne estimée à environ six kilomètres par mois.

Dans cette dynamique, le Gouvernement provincial ambitionne désormais d’atteindre 2 000 kilomètres de voirie au cours des cinq prochaines années. Ce programme prévoit la réhabilitation de 700 kilomètres de routes existantes, en grande partie dégradées, ainsi que la construction de 1300 kilomètres de nouvelles infrastructures routières.

Le ministre provincial a insisté sur la nécessité de prioriser la remise en état du réseau existant.

« Le défi est là : il est impératif de réhabiliter 70 % de la voirie délabrée avant de construire de nouvelles infrastructures, afin de redonner à Kinshasa son statut de ville moderne », a-t-il expliqué.

Au cours de son intervention, Alain Tshilungu a également évoqué l’approche technique adoptée par son ministère, basée sur une évaluation préalable rigoureuse des projets avant le lancement des travaux. Il a précisé que 304 projets sont actuellement en cours d’exécution dans la capitale et que 80 % de ces travaux sont réalisés par des ingénieurs congolais, pour la plupart formés dans les institutions nationales.

Le ministre a, par ailleurs, identifié plusieurs facteurs à l’origine du délabrement avancé de la voirie kinoise, notamment le manque d’entretien régulier, l’absence d’une politique efficace de gestion des infrastructures et l’insuffisance du système de drainage des eaux ; un problème récurrent dans plusieurs communes de la ville.

Malgré ces défis, le responsable provincial des infrastructures s’est voulu rassurant, affirmant que les autorités provinciales entendent renforcer les politiques de gestion et d’investissement, afin d’améliorer durablement la mobilité urbaine.

À travers le programme « Kinshasa Ezo Bonga », Alain Tshilungu dit vouloir non seulement fluidifier la circulation et améliorer les conditions de déplacement des habitants, mais aussi poser les bases d’un développement urbain durable pour la capitale congolaise.

Lundi 9 mars 2026 - 07:54