Par Gratis Makabi
Le débat sur la modification ou le changement de la Constitution refait surface après les déclarations de plusieurs hauts cadres de l'Union Sacrée. Ce sujet n'a pas laissé indifférent le président de l'ADDCONGO, Prince Epenge, qui s'est attaqué directement au Chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Au cours d'un rassemblement tenu à Kinshasa, le porte-parole de Lamuka a déclaré que si on doit changer quelque chose en RDC, il faut changer Félix Tshisekedi et non la Constitution.
"En réalité, l'idée de changer la Constitution vient du Président rwandais Paul Kagame. Cette stratégie vise à diviser les Congolais pour mieux les dominer", a-t-il déclaré.
Pour rappel, le Président Félix Tshisekedi n'a pas caché sa détermination à doter la RDC d'une nouvelle Constitution. Loin de s'étendre sur la question, devant la population de Kisangani, mercredi 23 octobre 2024, le Chef de l'État avait fait comprendre que l'actuelle Constitution ne cadre pas avec les réalités vécues par les Congolais.
Portée jusque-là par plusieurs membres de l'Union sacrée, cette question continue à susciter une très forte polémique au sein de la classe politique rd-congolaise. Augustin Kabuya, Christophe Mboso et Didier ont récemment allumé la toile après leurs matinées politiques publiques organisées le week-end dernier.
Le projet d’une nouvelle Constitution pour la RDC a été présenté, samedi 19 août 2023, dans une conférence à Kinshasa, par le professeur Isidore Ndaywel. Ce dernier a proposé de modifier certaines dispositions de l’actuelle Constitution, qui existe depuis 2006, pour avoir, notamment, un vice-président à la place d’un premier ministre, et que la durée du mandat présidentiel passe de 5 à 9 ans non renouvelable.