Par Gloire Balolage
Face à la perturbation des marchés pétroliers liée à la guerre en Iran, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a préconisé une réduction du prix moyen frontière comme l’une des mesures clés pour garantir l’approvisionnement en carburant. Cette décision intervient dans un contexte de tension sur les prix et de craintes de rupture d’approvisionnement dans le pays.
Lundi, une réunion d’urgence a été présidée par la ministre des Hydrocarbures Acacia Bandubola Mbongo, en présence de Jean Lucien Bussa, ministre de l’Aménagement du territoire. Cette rencontre a réuni les principaux responsables des sociétés pétrolières et de logistique afin de réfléchir aux stratégies pour maintenir la disponibilité des produits pétroliers malgré la crise internationale.
Parmi les participants figuraient également Alain Ilunga, président du Conseil d’administration de la SEP Congo, et Augustin Nkuba Kasanji, Directeur général de la Sonahydroc. Les discussions ont porté sur les solutions pratiques pour éviter toute rupture de carburant sur le marché national, alors que les importations pourraient être affectées par les tensions dans la région du Moyen-Orient.
Selon les responsables, plusieurs mesures sont envisagées pour soutenir les sociétés pétrolières commerciales et garantir la continuité de l’approvisionnement. Parmi elles, la constitution rapide des manques à gagner pour les entreprises opérant dans le secteur afin de minimiser les pertes liées à la volatilité des prix sur le marché international.
Une autre piste évoquée lors de la réunion concerne le développement de la production locale. Des informations sur une raffinerie nationale ont été examinées afin de renforcer la capacité du pays à produire ses propres carburants, limitant ainsi sa dépendance aux importations extérieures et aux fluctuations des prix mondiaux.
Le Gouvernement semble vouloir adopter une approche proactive, combinant à la fois des mesures financières et techniques, pour sécuriser l’approvisionnement en carburant. Cette stratégie pourrait contribuer à stabiliser le marché local et à protéger les consommateurs contre des augmentations soudaines des prix, conséquences directes du conflit en Iran.
Enfin, la RDC se prépare à suivre de près l’évolution de la situation internationale, en lien avec ses partenaires du secteur pétrolier et les autorités concernées. L’objectif est de garantir que les besoins du pays en produits pétroliers soient couverts, même dans un contexte mondial incertain et marqué par la guerre dans la région du Golfe.