Par Gloire Balolage
Le Ministère des Mines de la République démocratique du Congo a réagi à des informations relayées par certains médias internationaux évoquant une supposée pollution de l’air attribuée à la société Tenke Fungurume Mining (TFM), avec des impacts présumés sur la santé des populations de Fungurume, dans la province du Lualaba.
À travers un communiqué de presse, les autorités congolaises entendent clarifier leur position et rappeler le cadre réglementaire en vigueur.
Dans ce document, le ministère des Mines indique que les éléments avancés jusqu’à présent reposent essentiellement sur des allégations qui n’ont pas encore fait l’objet de vérifications techniques et scientifiques.
Il souligne ainsi qu’aucune conclusion ne peut être tirée en dehors des procédures établies, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur des données fiables avant toute prise de position officielle. Le Gouvernement rappelle par ailleurs que les activités minières en République démocratique du Congo sont strictement encadrées par la législation nationale.
Celle-ci inclut notamment le Code minier, tel que révisé par la loi du 9 mars 2018, ainsi que le règlement minier en vigueur. Ces textes imposent aux entreprises opérant dans le secteur le respect strict des normes environnementales et sociales. Parmi les obligations exigées figurent la réalisation d’études d’impact environnemental et social, l’élaboration de plans de gestion environnementale et sociale, ainsi que la mise en œuvre de mesures de prévention, d’atténuation et de réparation des éventuels dommages.
Le ministère insiste sur le caractère contraignant de ces dispositions pour tous les opérateurs miniers. Dans le but d’examiner la situation, une réunion de concertation s’est tenue le 18 mars 2026 au cabinet du ministre des Mines. Cette rencontre, supervisée par le directeur de cabinet, a réuni des experts des ministères des Mines et de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, notamment les services techniques chargés du contrôle des activités extractives.
À l’issue de cette réunion, plusieurs mesures ont été décidées. Il s’agit notamment de la convocation de la société Tenke Fungurume Mining afin qu’elle fournisse des éléments techniques attestant du respect de ses obligations environnementales. Une mission conjointe sur le terrain sera également déployée, composée d’experts habilités, pour mener des analyses approfondies, notamment sur la qualité de l’air et la conformité des rejets.
Le Ministère des Mines précise que cette mission s’inscrit dans le cadre des mécanismes de contrôle prévus par la législation en vigueur. Les investigations devront se dérouler dans le respect des principes de transparence, de rigueur scientifique et d’impartialité.
Un rapport sera rendu public à l’issue de ce processus, et des mesures appropriées pourraient être prises si des manquements sont établis. Le Gouvernement réaffirme enfin son engagement à faire respecter la responsabilité des opérateurs miniers et à garantir la protection des populations ainsi que de leur environnement.