Par Prosper Buhuru
Le Gouvernement provincial de Kinshasa a engagé, jeudi 19 mars 2026, à Kinshasa, une opération d’identification et de numérotation des motocyclistes, afin de réorganiser le secteur des transports et renforcer la sécurité dans la capitale.
Initiée sous l’impulsion du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, cette démarche marque une accélération des efforts visant à mettre fin à l’anarchie observée dans le transport urbain, notamment dans le segment des conducteurs de motos, communément appelés « wewa ».
Dans cette dynamique, le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, et le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Jeannot Canon Larose, ont tenu une séance de travail avec les représentants des associations de motocyclistes. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre imminente d’un système d’identification visant à attribuer un numéro à chaque moto en circulation.
Selon les autorités, cette réforme poursuit un double objectif : structurer un secteur en pleine expansion et renforcer les dispositifs de sécurité face aux dérives constatées, notamment les pratiques informelles et les risques liés à l’absence de traçabilité des engins. Les responsables des associations ont été appelés à jouer un rôle clé dans la sensibilisation de leurs membres, afin d’assurer une adhésion massive à cette mesure.
Par ailleurs, la question de la perception de la taxe de stationnement a été abordée. Le ministre des Transports a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les motocyclistes et les agents de la Division urbaine des Transports, déployés sur le terrain pour encadrer l’application des nouvelles dispositions.
De son côté, le ministre de l’Intérieur a mis en avant l’importance d’une coordination efficace entre les communes, les services techniques et les associations professionnelles. Cette synergie, a-t-il souligné, constitue une condition déterminante pour garantir le succès de cette réforme.
À travers cette initiative, l’exécutif provincial entend instaurer un contrôle plus rigoureux du secteur, améliorer la fluidité de la circulation et préserver la paix sociale, dans une ville confrontée à une pression croissante sur ses infrastructures de mobilité.