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ONU : la RDC démonte Kigali et réclame le retrait immédiat des troupes rwandaises de son territoire

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Ambassadeur Zénon MUKONGO NGAY, lors de son intervention ce jeudi 26 mars au Conseil de sécurité de l'ONU
Ambassadeur Zénon MUKONGO NGAY, lors de son intervention ce jeudi 26 mars au Conseil de sécurité de l'ONU

Par Don Benjamin Makolo

Lors de la séance du Conseil de sécurité des Nations Unies tenue, ce jeudi 26 mars 2026, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès de l’Organisation des Nations Unies, a livré une intervention ferme en réponse aux déclarations du représentant du Rwanda, dénonçant ce qu’il qualifie de « contre-vérités » et réaffirmant la position de Kinshasa sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays.

Prenant la parole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le diplomate congolais a d’emblée justifié sa réplique : « C’est par respect pour votre Conseil que je reprends la parole pour répondre aux contre-vérités qui viennent d’être débitées ici par le représentant du Rwanda. »

Dans un ton direct, il a accusé Kigali de conditionner son retrait du territoire congolais à la question des FDLR, une position qu’il rejette catégoriquement. « Le Rwanda lie son retrait à la résolution de la question des FDLR. Ce qui est une fuite en avant. »

L’ambassadeur a ensuite dénoncé les motivations réelles de la présence rwandaise en RDC, pointant le pillage des ressources naturelles. « Le Rwanda est en République démocratique du Congo pour des raisons que tout le monde connaît aujourd'hui : le pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo. »

Sur la question des FDLR, l'ambassadeur de la République démocratique du Congo auprès du Conseil de sécurité des Nations-unies a minimisé leur dangerosité actuelle, les qualifiant de simple prétexte. « Ce groupe ne représente plus une menace. C’est un fonds de commerce, c’est un prétexte que le Rwanda utilise pour justifier sa présence. »

Sur la question des discours de haine, le représentant congolais a tenu à rappeler l’existence d’un cadre légal strict en RDC. « La République démocratique du Congo a une loi qui criminalise les discours de haine. S'il y a des gens qui aujourd’hui tiennent des discours de haine, ils sont poursuivis par la justice congolaise. »

Abordant la situation des populations rwandophones, il a fermement rejeté toute ingérence extérieure. « Les populations rwandophones sont des Congolais. Ils n’ont pas besoin d'un protecteur extérieur. »

Et d’ajouter. « Le Rwanda ne peut pas s'ériger en protecteur d'une catégorie de Congolais. C’est une violation de la souveraineté de la République démocratique du Congo. »

En conclusion, Zénon Mukongo Ngay a inversé la narration avancée par Kigali, accusant directement le Rwanda d’agression, en s’appuyant sur les rapports d’experts onusiens. « Le Rwanda doit cesser de se victimiser. Le Rwanda est l'agresseur, la République démocratique du Congo est la victime. »

Avant de lancer un appel pressant à l’action du Conseil : « Le Conseil de sécurité doit prendre ses responsabilités et exiger le retrait immédiat et sans condition des troupes rwandaises du territoire de la République démocratique du Congo. »

Une intervention qui illustre, une fois de plus, la fermeté de Kinshasa sur la scène internationale face à la persistance des tensions sécuritaires dans l’Est du pays.

Jeudi 26 mars 2026 - 20:54