Par Patrick Kitoko
La coalition d’opposition LAMUKA est montée au créneau pour dénoncer avec virulence l’accord conclu entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis portant sur le transfert de migrants vers le territoire congolais. Cet accord, récemment évoqué dans le débat public, suscite une vive controverse au sein de la classe politique.
Dans une déclaration ferme, Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA et président de l'ADD/Congo, a critiqué ce qu’il qualifie de « deal inacceptable », estimant qu’il traduit avant tout une stratégie politique du président Félix Tshisekedi.
Selon lui, ce dernier chercherait à s’assurer un soutien du président américain Donald Trump en vue d’un éventuel troisième mandat.
“ Les Congolais attendent la fin de la guerre, pas que le pays devienne un asile pour les fous, terroristes et pédophiles», a insisté Prince Epenge, dénonçant une priorité mal orientée du pouvoir en place.
LAMUKA appelle également les institutions américaines à revenir sur cette décision. Il exhorte notamment le Congrès des États-Unis à annuler toute procédure de déportation de migrants vers la RDC, estimant que le pays ne doit pas être transformé en terre d’accueil imposée.
Dans ses propos, le porte-parole de la coalition a durci le ton, accusant les autorités congolaises de compromettre la souveraineté nationale pour des intérêts politiques.
Cet accord entre Kinshasa et Washington intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est du pays, où les populations attendent des réponses urgentes face aux conflits persistants. Pour l’opposition, cette initiative risque d’alimenter davantage les tensions internes et de détourner l’attention des priorités nationales.